Anong au pays du riz...

Hystérie au marché russe de Phnom Penh – Mardi 3 juin

A y est, je suis au Paradis !!! Phu Quoc, une île du sud du Viet Nam qui se traverse en 1h30 du nord au sud et en 30 minutes d’est en ouest : plantations de poivriers, perles de cultures, fabrique de sauce au poisson (oui, celle qui sent pas très bon) et surtout plages sublimes… Le tout dans un hôtel pas désagréable : rien à redire ! Le soleil de surcroît est au rendez-vous, alors que nous débutons la saison des pluies… Bref, que du bonheur !!!   

Sinon, le mois de juin a débuté au Cambodge, à Phnom Penh par un week-end de filles : Phaline, Samira et moi…  Au programme : shopping et bonne bouffe – des valeurs sûres…

L’épisode shopping mérite que je revienne dessus… Shopping au marché russe, lieu incontournable de Phnom Penh pour trouver des objets souvenirs à rapporter en France (écharpes, vaisselle, objets de décoration…). Nous nous arrêtons à un étal : je choisis de mon côté des objets de décoration et négocie le prix, la vendeuse doit fixer quelques petites choses donc je propose de repasser plus tard pour récupérer et régler mes achats… De son côté, Sam au même stand choisit des écharpes : elle négocie les prix indépendamment et se dit qu’elle repassera les prendre plus tard également… Trois tours de marché plus tard : nous revenons à ce stand… Entre temps, Sam a changé d’avis et ne veut plus prendre les écharpes… Ok, je vais prendre mes trucs, les payer et c’est tout bon : pas si simple !!! La nana refuse de me vendre les objets de déco si Sam ne prend pas ses écharpes : pour elle, c’est tout ou rien !!! Impossible de lui expliquer que ce sont des achats séparés et que Sam ne veut plus de ces écharpes car elle a trouvé mieux ailleurs… La bonne femme devient hystérique : elle nous engueule (en khmer mais ça faisait tout de même peur) et jette violemment les sacs shopping par terre… Inimaginable : elle est devenue totalement folle… Aussi, nous partons pour l’autre bout du marché (des fois qu’elle nous pourchasserait avec un balai…). La situation a mis mal à l’aise Phaline, notre amie cambodgienne. Personnellement, cela me passe au-dessus de me faire insultée par une vendeuse de marché – Sam également - mais Phaline avait les larmes aux yeux et n’étais pas bien du tout. Nous avons finalement rebroussé chemin pour revenir acheté ces fameuses écharpes pour mettre fin à cette situation peu agréable pour Phaline… Argh, jusqu’au bout, des subtilités locales m’échapperont…


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Publié à 06:13, le 3/06/2008, Phnom Penh
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La recette du bonheur – Phnom Penh, mercredi 30 janvier

Dernières heures à Phnom Penh, avant de prendre mon meilleur ami le bus pour Ho Chi Minh Ville. Dommage qu’ils ne fassent pas de carte Fréquence Plus sur les trajets Phnom Penh – Saigon, j’aurais été une cliente en or !!! J’en suis à connaître les meilleurs sièges à occuper en fonction du sens du trajet et de l’heure du voyage (pour ne pas avoir le soleil tapant de l’après-midi dans les yeux…). Pas le temps de me poser tranquillement à Saigon puisque je pars demain soir pour Hanoi, après avoir récupéré Lili (venant tout droit d’Oslo !!!) à l’aéroport… Et je pars avec mon ordi ;)  parce que, contrairement à ceux que vous pensez tous, j’ai du boulot et des deadlines !!! Petit Business Case « Sauvons les Philippines » (il faut savoir être ambitieux) en top priorité sur ma to-do liste…  

 

Je profite de ce post pour mettre à jour les 10 derniers jours pendant lesquels, sous l’eau avec un document projet et un executive summary (oui, j’ai toujours un boulot de consultant à produire des présentations Power Point), je n’ai pas pu prendre le temps d’écrire pour mon blog…  

 

J’ai eu une nouvelle compagne de voyage, Niki, volontaire Accenture à Phnom Penh pour 2 semaines : super sympa et bien marrante (Niki, si tu me lis…). Non seulement compagne de voyage, Niki a été également une compagne de shopping (à 2, on a vidé le stock de T-shirts d’une boutique associative i.e. c’était pour la bonne cause), de dîner (vive la cuisine khmère végétarienne, j’ai enfin mon bonheur culinaire ici), de massage (2h15 de bain aux pétales de rose / massage aromathérapique / soin du visage après le boulot, suivi d’un bon resto >>> RECETTE DU BONHEUR), de fou-rires (on a réussi à trouver un chauffeur de tuk-tuk trop cool qui acceptait tranquillement les prix que nous proposions mais qui en revanche ne parlait pas un mot d’anglais et  qui ne connaissait pas la ville : j’expliquais en anglais au téléphone à un de ses potes qui lui retraduisait toujours par téléphone, les trajets duraient 45 minutes au lieu de 15, le temps de faire un très long détour)…  

 

 

Puis, comme si je n’en profitais pas assez à Phnom Penh en semaine, je me suis laissée tenter à suivre quelques autres Français à Kep, petite station balnéaire à 4h de bus de Phnom Penh… Au programme : plage (sur l’Ile des Lapins, qui tient son nom de sa forme) et glande ! 

Avec Niki, nous avons voulu nous faire plaisir et sommes descendus dans une des plus belles guest houses de Kep : la Véranda qui bénéficie d’une vue imprenable sur la mer… Puis, comme il ne restait plus de chambres standards disponibles, nous n’avons eu de choix que de réserver la suite (35 dollars la nuit par personne : raisonnable !)…  

 

Nous en avons également profité pour visiter le marché local… 

 

 

 

Le retour sur Phnom Penh m’a rappelé qu’il faut rester vigilant en Asie, que ce soit au Cambodge, au Vietnam ou encore aux Philippines… Alors que nous étions sur un tuk-tuk (rappel : une carriole tirée par une moto) qui est le taxi local et apparaît pourtant comme un moyen plus sûr que le moto-taxi, une moto est passée tout prêt et a tenté d’arracher la chaîne en or de Niki : plus de peur que de mal, la chaîne s’est brisée et ai tombé dans les mains de Niki… Voilà pourquoi il est préférable de ne jamais porter aucun bijou et éviter d’avoir un sac (tout dans les poches).  

Pour terminer sur une note plus fun (j’aime bien) : déjà, je ne me suis toujours pas mise à l’option riz ou nouilles le matin au petit déj !!! Depuis plus d’une semaine, je m’arrête à la boulangerie avant d’arriver au bureau pour prendre la même brioche (classique comme celle que nous connaissons en France une valeur sûre)… Ce matin-là, Niki s’y attèle… Arrivées au CIST, nous découpons la brioche qui, surprise est devenue… VERTE !!! ;))) Je vous laisse imaginer notre tête quand nous avons découvert notre petit déjeuner vert fluo, qui s’est avéré être un simple colorant…


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Publié à 05:29, le 10/02/2008, Phnom Penh
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Voyage dans le temps vers la période angkorienne – Phnom Penh, mercredi 2 janvier 2008

Déjà : Bonne Année, Sdei Chhnam Thmei (khmer), Chuc Mung Nam Moi (viet)… Pleines de bonnes choses pour 2008 !!!

Je reviens d’un week-end assez magique à Siem Reap, pendant lequel j’ai visité les temples d’Angkor… Le décor : un hôtel bien sympa (bon plan pour une chambre standard dans un bâtiment annexe à un 4 étoiles i.e. prix raisonnable et accès à tous les facilities : piscine, spa, buffet, feu d’artifice le soir du 31 etc…), et un guide chauffeur de tuk-tuk sympa comme tout !

  

Ville touristique, Siem Reap compte également de nombreux restaurants et bars destinés à une clientèle étrangère et qui auraient tout à fait leur place en plein cœur de Paris, Londres ou New York (déco à la Starck, installation de blocs de glace en suspension au milieu d’un bar, restaurant kitsch à souhait avec docteur qui prend votre commande sous forme d’ordonnance et l’infirmière qui vous apporte les plats etc…) :  

 

 

Je garde le meilleur de ce week-end pour la fin : les temples… Témoins d’un prestige lointain : la magnificence, la finesse, la complexité des vestiges angkoriens nous laissent imaginer une riche civilisation et une culture à son apogée il y a 1000 ans. Le spectacle est époustouflant !!! L’architecture des temples est vraiment intéressante mais je vais éviter de vous recopier le guide du National Geographic… Personnellement, les plus impressionnants étaient ceux envahis par les arbres et encore, je n’ai pas vu les temples les plus isolés qui sont complètement submergés par la jungle (destinations désormais inscrits dans ma « to do » list).

  

Bon tout n’est pas magique : je suis revenue cernée !!! Les départs se font à l’aube voire avant le lever du soleil pour éviter l’afflux des cars de touristes (dure vie de vacanciers)… Non, plus sérieusement, je pense surtout aux enfants qui vous accostent à votre arrivée devant le temple pour vous vendre guides, cartes postales, écharpes, boissons fraîches, bibelots… Des enfants qui vous parlent naturellement en anglais ou en français, leur petite voix chante “One.. two… three… four… five… six… seven… eight… nine… ten post cards… for two dollars”, des enfants qui ne vont pas à l’école… Je pense également aux victimes des mines : certains ont formés des orchestres de musique traditionnelle et jouent au bord des chemins qui mènent aux temples pour gagner quelques dollars… Toujours le complexe du riche dans un pays pauvre…

Pour ne pas terminer ce post sur une note tristounette, quelques photos un peu fun : un dinosaure sculpté dans le bas-relief du temple Ta Phrom (oui, un dinosaure : grand mystère !!!), le maillot jaune du Tour de France faisant du tourisme à Angkor Thom, la hotte du père Noël pleine de dollars, les 3 petits cochons en ballade sur une moto….  

 


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Publié à 05:46, le 3/01/2008, Siem Reap
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Voyage à Phnom Penh en « tuk-tuk » - Phnom Penh, jeudi 20 décembre

Pour me rendre au bus qui m’emmènera à Saigon, mes bagages et moi-même prenons un tuk-tuk : je profite de l’occasion pour dégaine mon appareil photo… Ci-dessous des photos de ma ballade avec dans le désordre : mon tuk-tuk, les Lexus qui côtoient les bicyclettes qui côtoient les bananes qui côtoient les motos avec 4 passagers (y’a un gamin en plus devant) qui côtoient les vendeurs ambulants… Le tout sous le regard désabusé des flics… Rajouter quelques bruits de moteur et de klaxon et vous y êtes !!! 

Petite parenthèse sur l’épisode tuk-tuk : pour en commander un, j’ai voulu utiliser celui de Thavi, la propriétaire de la maison qui est actuellement en France… Pour récupérer le numéro du chauffeur, il me fallait donc passer par Heang, la femme qui s’occupe de la maison… Il me fallait également la prévenir que j’allais disparaître de la circulation pendant une semaine… Or, les seuls mots avec lesquels nous pouvons communiquer sont : « bonjour », « ça va ? », « ça va bien », « merci », « bonne nuit », « au revoir »… En revanche, on peut se les dire en français, anglais, khmer et viet !!!  Le reste se faisant par gestuel ms bon, je ne suis pas assez douée en mime pour lui faire comprendre toute ma petite histoire… Je vous donne la ruse de Sioux : demander à Phaline d’écrire un mot en khmer à Heang !!! Le gag…

 

 

 


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Publié à 03:07, le 22/12/2007, Phnom Penh
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Video Gag – Phnom Penh, mercredi 19 décembre

Parce que l’expérience à l’étranger ne serait pas ce qu’elle est si tout était simple, un bref pot-pourri des « galères » qui me sont arrivées depuis mon arrivée ici, puis j’ajouterai celles de mon nouveau « colloc » (grand mot parce qu’on vit à la même adresse mais dans des parties indépendantes de la maison) qui m’ont donné l’idée de consacrer quelques lignes à ce sujet…   

Alors, en vrac, la dernière en date me concernant est la prise de billets pour les Philippines… Ho Chi Minh Ville – Cebu (la seconde ville des Philippines). Naïve que j’étais, je me suis dis « facile, je prends des billets électroniques via Internet »… Grave erreur !!!  Option 1 : KDS (le site de réservation Amex utilisé par Accenture) or il faut désormais un WBS (traduction = compte interne sur lequel facturé le billet) donc c’est mort… Option 2 : l’agence Amex à Paris (le problème du WBS est réglé puisqu’ils peuvent débiter directement ma carte) mais surprise, les billets électroniques n’existent pas avec Philippines Airlines sur le marché français… William d’Amex me propose une option en prépayé (i.e. je récupère mon billet au comptoir de Philippines Airlines à l’aéroport) avec un surcoût de 40 euros environ, why not… Sauf que William finit par me dire que le prépayé n’existe pas non plus… Gloups ! Option 3 : une agence de voyage viet... A croire qu’elle prend 100 euros de commission, les billets sont bien plus chers – rappelons que je bosse pour une ONG dont la policy est de voyager à moindre frais !!! Finalement, je suis revenue sur l’option 2, comptant sur la smala pour récupérer le billet et me l’apporter au Vietnam… Nan, ce n’est pas ce qu’il y a de plus simple…Vous vous demandez pourquoi je ne suis pas simplement allée sur www.philippinesairlines.com pour booker mes billets… Avis à mes chers anciens collègues de Curial : le choix Ho Chi Minh Ville n’apparaissait pas dans la list-box des villes de départs (pourtant il est dans le choix des destinations) !!! Bon, si jamais le billet n’arrive pas jusqu’à Ho Chi Minh Ville par Air France ou Air Vietnam, cela donnera une suite à l’histoire – trop facile sinon !!!  

Encore un chapitre sur ma meilleure amie ici la moto (hum…) : ici, les gens circulent à 2, 3 voire 4 sur une même moto – NB : ce qu’on appelle moto ce sont des scooters à grandes roues avec des vitesses à passer, ne vous imaginer une grosse cylindrée sportive… Dans ce monde, je fais ma précieuse, toute seule sur ma Honda sans pouvoir transporter quelqu’un à l’arrière… Lol, j’ai essayé et c’est une catastrophe : pas de force dans les bras pour maintenir l’équilibre !!! Du coup, quand je dois circuler avec quelqu’un qui ne conduit pas de moto (oui, y’a des gens plus raisonnables) : on demande au moto-taxi de me suivre, moi toute seule sur ma machine… Les chauffeurs se moquent alors gentiment de moi en me demandant « pourquoi je ne prends pas le passager avec moi plutôt »… Hihi !!! On va dire que c’est pour faire fonctionner le marché de la moto-taxi… 

Petit paragraphe sur mon « colloc » dont je tairai le nom pour ne pas le fâcher… Monsieur installé initialement dans le foyer des étudiants qui pour sûr n’est pas de tout confort a préféré partir loger ailleurs, avec la possibilité du RDC de la fameuse maison dans laquelle je vis… Je vous passe les péripéties pour trouver un tuk-tuk (i.e. une carriole tirée par une moto qui peut transporter jusqu’à 3 générations d’une famille cambodgienne – avec la même technique que pour les motos où ils sont plus de 2~3)… On arrive donc au foyer où… Il n’y a plus d’électricité !!! Panne générale dans le quartier… On essaie donc tant bien que mal de récupérer les affaires dispersées un peu partout dans la chambre à la lumière de nos téléphones portables !!! On repart… Le reste de la ville est éclairé, c’est bon…  Arrivés à bon port, le temps de faire visiter le château, de prendre une douche et… Black out : coupure d’électricité également dans notre quartier… Z – on va le nommé comme ça -  était alors encore sous la douche !!! Hihi… Ah oui, j’oubliais : c’était pas mal le moment où  a payé le tuk-tuk en euros (ok, il faisait sombre dans la rue, on n’y voyait pas grand-chose). Ensuite pour partir dîner, ça a été pas mal fun aussi… On est donc parti pour récupérer un moto-taxi… Seulement, aucun de nous deux n’avait de monnaie… La course coûtant 1 dollar, les chauffeurs ont rarement la monnaie sur 10 ou 20 dollars… Alors pour trouver un endroit dans le quartier (surtout des petites échoppes) qui est capable de rendre la monnaie sur 10 dollars…   Je ne suis pas sûre qu’à la lecture, vous puissiez vous rendre du comique de toutes ces situations… Si j’avais eu une caméra à ces moments-là… Mais perso, j’ai la banane à écrire ces lignes, en repensant à ces moments de solitude… N’empêche quelle galère de ne pas pouvoir communiquer avec les locaux !!!  

Bon et là, je viens de coincer ma carte SIM par une utilisation un peu incertaine de mon téléphone Accenture !!! La cata, c’est mon unique lien au reste de la planète : mon tél cambodgien étant limité aux numéros domestiques… Et au centre de formation, pas de ligne internationale (oui, chez nous c’est Skype ou rien)…  Je commence à m’imaginer le scenario catastrophique : je ne connais bien sûr pas par cœur le numéro de service clientèle Orange, le tél qui me permet d’appeler la France pour demander est bloqué…Argh !!! C’est là que Z intervient : le super colloc a un téléphone Accenture (si tu me lis : encore MERKI !!!) et me dit d’appeler le standard d’Accenture et en effet Simla (ou Maeva je ne sais plus) me transfère à Stéphane d’Econom Mobile qui me débloque le tout en moins de 5 minutes… Ok, j’ai compris : je ne dis plus du mal de cette boîte magique qui a une solution que vous ayez oublié votre code PIN ou que vous vous fassiez kidnappé (oui, j’ai un numéro à appeler en cas d’enlèvement)… Petit clin d’œil au prénom du gars qui m’a débloqué mon téléphone : c’est décidément, c’est un prénom destiné aux personnes qui réparent les problèmes liés aux merveilles technologiques : Stéphane R pour le guichet à Curial, Stéphane K pour ma messagerie Outlook à Phnom Penh, Stéphane ? pour mon téléphone… Dans ma lancée, le bonjour à ma hotline « Mobile Accenture » préférée – il se reconnaîtra !!!  

Pour finir, rien à voir mais une photo prise à l’aéroport d’Ho Chi Minh il y a quelques semaines : spéciale dédicace à cet inconnu pour son bon goût…

 

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Publié à 10:25, le 19/12/2007, Phnom Penh
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Au bout de 2,5 semaines... - Phnom Penh, mardi 18 décembre

Au bout de 2,5 semaines ici, je me sens enfin un peu plus autonome, avec ma petite moto…Ce n’est que le début, j’ai quand même réussi à me perdre en voulant aller au resto hier (oui, je n’ai que la carte de Paris dans le GPS intégré à mon cerveau). Du coup, j’ai pu aller au supermarché pour expatriés (oui, négocier le prix des fruits et des légumes au marché central, ce sera la prochaine étape) pour remplir le frigo avec des produits non locaux… Passer à la cuisine khmère n’est pas inscrit dans les prochaines étapes ! 

Autre news : l’arrivée d’un consultant Accenture pour des vacances solidaires… Un nouveau colloc et un compagnon de voyage… Non pas que ma très chère boîte américaine me manquait dans cette ville de ouf !!!

Oui une ville de ouf !!! Je ne m’étonne plus de leurs bizarreries…

Déjà Noël, puisque c’est la saison… Bon, le 25 n’est pas férié et on ne sent pas du tout la présence de cette joyeuse fête de fin d’année : déjà, il fait 35°… Aucune décoration de Noël… A l’exception de l’ambassade américaine : le gag !!! Dans une capitale où uniquement les rues principales sont éclairées, le jardin de la forteresse US fait office de Las Vegas : sapin lumineux, père Noël sur moto (si, si, c’est la note locale), rennes, le tout accompagné de la musique de Merry Christmas à fond les manettes !!! Si je retrouve l’ambassade américaine, promis je prends des photos… Sinon, au hasard d’un boulevard, je suis tombée sur banderole lumineuse de celles qui ont envahi Paname : BONNE ANNEE, si, si en français… au travers d’un boulevard devant l’ambassade… Ben nan, pas de France mais de Singapour (of course !!!)

  

Je devrais avoir toujours mon (magnifique) appareil photo sur moi mais conduire et prendre des photos en même temps c’est très risky… Même l’avoir autour du cou (cf. les vols à la tire) mais cela aurait valu le coup photographier par exemple le big mariage que j’ai vu : je dis big parce que la rue était aux 3 quarts fermée à la circulation... Avec au moins 4 flics pour surveiller le mariage… Et surtout une queue bien rangée d’invités qui attendaient d’être reçu par les mariés à l’entrée de la tente… Ah oui, le tout à 7h30 (exact du mat’)

  

Sinon, comme je n’ai pas grand-chose à raconter de mon dernier week-end où je me suis exercée dans l’art de la négo au marché pour acheter des bibelots et à la glande au bord de la piscine (je reconnais que la vie au Cambdoge est très difficile…), un petit tour sur la culture khmère…

 

Instrument de cuisine traditionnelle khmère, bon, je suis bien incapable de vous donner le nom en khmer… A part pour les Japonisants, ce n’est pas pour faire des « takos » (i.e. pour les autres, des boulettes dans laquelle se trouvent un morceau de calamar) mais d’après les explications en anglo-khmer, pour faire des boulettes de riz (je crois)… La partie inférieure permet d’y mettre le charbon de bois – on voit encore dans le marché des cambodgiennes qui cuisinent comme ça – et la boîte à droite les cendres…

  Cette poterie s’achète sur les chars à bœuf rencontrés la dernière fois…

Il existe une version miniature pour que les petites filles puissent jouer à la dinette avec !!!

  Cette hutte haute de quelques bons mètres est la maison du futur marié… D’après des explications incertaines, toujours en anglo-khmer de surcroît, le jeune fiancé devait vivre dans cette hutte avant son mariage : challenge pour prouver sa bravoure et sa détermination à l’élue de son cœur qui elle en revanche attend le jour du mariage dans une hutte classique… Avis aux futurs mariés : entre un rendez-vous chez le traiteur et un devis de photographe !!!
  Magnifiques mannequins – hehe – portant la tenue traditionnelle khmère : une jupe en soie et un haut en dentelle… Subtilité : chaque jour à sa couleur… Ainsi le dimanche, c’est la jupe rouge qui doit être portée, le lundi c’est jaune orangé et ainsi de suite… Les couleurs sont celles de l’arc en ciel. Les cambodgiennes ont rarement la panoplie complète…  
  Cette petite maison posée sur un poteau se retrouve devant un peu toutes les maisons khmères… Il s’agit de la maison qui abrite l’esprit de la maison… Très important sinon que d’embrouilles dans le foyer si l’esprit malin n’est pas bien logé… D’où de nombreuses offrandes… L’emplacement, la date d’entrée de l’esprit dans sa maisonnette etc sont primordiaux et font surtout parties des superstitions locales…  

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Publié à 03:24, le 18/12/2007, Phnom Penh
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Anne la touriste – Phnom Penh, initié le mardi 11 décembre puis complété le jeudi 13 décembre

Petite pause dans cette journée de reprise – oui, hier c’était férié : youhou !!! – où je passe mon temps à écrire des mails à des Philippins ou des gens y travaillant pour leur demander de m’aider et à essayer toutes les compagnies pour trouver les billets les moins chers… Une question : où est la secrétaire qui organise mon business trip aux Philippines ???  Lol, déjà première info donc, je serai aux Philippines du 8 au 18 janvier…

Sinon, deuxième info : j’ai une grande villa en bois pour moi toute seule… Les proprios sont rentrés en France !!! Cf. article de présentation…  Retour sur ce week-end fort en émotions… Déjà, c’était un vrai week-end avec 2,5 jours chômés pendant lesquels j’ai fait la touriste à Phnom Penh. 

Samedi matin : bureau… Je n’ai plus de chef pendant une semaine et un voyage à organiser : gloups !  Samedi après-midi : sieste 

Samedi soir : Charity Party dans les locaux de l’association Pour un Sourire d’Enfant i.e. celle qui s’occupe de sortir les gamins de la décharge… Séance de danse traditionnelle khmère… Pourquoi je ne parle pas khmer ??? C’est tellement dommage car du coup, je ne comprends rien aux fous rires de mes copines cambodgiennes Perplexe

Trop fort, ils avaient installé un « DJ » - disons un bonhomme qui passait des disques -  dans une salle pleine à craquer de djeuns top fashion qui se dandinaient sur… Mmmh, alors une reprise khmère R&B suivie de junk techno des années 90 puis de pop locale… Bref, soirée irréaliste à souhait !!!  

Dimanche : déjà, Phaline (prononcez Paline) ma super pote khmère qui parle français (héhé…) vient me chercher, on sort de la maison et voilou : une charrette à bœuf tradi qui vient de la campagne pour vendre ses poteries… Celle-là même qui se retrouve parfois au milieu des bouchons entre 2 4x4 Lexus et les motos !!!

Ensuite, au programme : visite du fameux Palais Royal, magnifique architecture que je connaissais peu et qui est un vrai régal… Seul hic : le cadeau de Napoléon qui se retrouve au milieu des différents bâtiments khmers…

 

L’après midi se passe au Musée National qui réunit une belle collection de statues Cham et autres objets en métal (crachoir, harnais de cheval, bol à pied… oui, je suis toujours un peu sceptique devant les bols dans vitrines des musées…). La visite est quelque gâchée par les personnes qui surveillent les sculptures et nous obligent à poser du jasmin devant les statues de Bouddha : oui, en soit, le geste est respectable mais bon, à côté du pot de jasmin, il y a une assiette pour poser des dollars… Alors 1 dollar par salle du musée, ça commence à être relou… La visite se termine par une pause dans le magnifique patio : un bonheur !!!

Pour revenir à la dure réalité de la société de consommation dans laquelle tout le monde se plonge : direction le centre commercial Sorya. Il y la queue pour accéder au parking que ce soit pour les voitures ou les motos !!!

5 ou 6 étages, un bruit monstrueux… Le dernier étage est un game center. Phaline me dit qu’on peut faire du ski ici « hein quoi du ski à Phnom Penh ??? »… Déception, ce qu’ils appellent ski ici, c’est du roller !!! Lol, épisode du « wine » la suite… L’idée à la base était de me trouver des lunettes de soleil car j’ai déformé je ne sais comment mes super pilotes… Au choix : Chanel, Prada, Louis Vuitton, Dior, Gucci… Impossible de trouver des lunettes sans un énorme LV, D ou encore des doubles C ou G, et surtout des diams !!! Après avoir passé en revue toutes les lunettes de tous les stands, j’opte pour des lunettes sobres où le mot Prada est écrit en tout petit sur les branches… Il ne me restait plus en rentrant qu’à gratter le mot Prada inscrit sur le verre même !!! Sinon, côté mode c’est top fashion pour les minettes…  

Sinon, oui, j’ai également expérimenté le super marché version « deluxe » où l’on trouve facilement plein de produits occidentaux… Le paquet de Panzani est à 1,70 dollars… Le yaourt de marque inconnue à 0,50 dollars… Les boîtes de chocolat à 7 ou 9 dollars…. Le lendemain, j’ai visité un supermarché version khmère : pour les envies de nouilles chinoises et de bières !! 

Lundi : FERIE !!! Il ya 20 jours fériés dans ce pays, c’est pas mal… Et quand cela tombe un dimanche, c’est chômé le lundi ! Donc dimanche journée des Droits de l’Homme donc prolongement du week-end… Pour suivre la thématique du week-end et parce que c’est un endroit incontournable dans les monuments phnompenois, Phaline m’a emmené voir le musée du Génocide, dont je me serai bien passé initialement… Un ancien lycée qui a été transformé en prison avec salles d’interrogatoires et de tortures sous les Khmers rouges…

 

La visite commence par le cimetière où reposent les quelques corps retrouvés à la Libération, i.e. les dernières personnes assassinées dans ce lieu macabre… Puis s’enchaînent des chambres avec lit rouillé et instrument torture où les prisonniers étaient interrogés…

Dans le bâtiment suivant sont alignées les photos des prisonniers : femmes, enfants, vieillards… A l’étage, des photos et des histoires : l’impression que le hasard choisissait les victimes car les gens pouvaient suivre la révolution et toutefois disparaître pour soit disant un esprit pas révolutionnaire comme il faut (?!)… Les mots déposés par les visiteurs contemporains sont touchants même si parfois certains sont ridicules : « ce sont les peuples qui ne connaissent pas Dieu qui sont punis »… Les plus touchants demandent pardon…

Le bâtiment C est la prison avec les cellules en briques ou en bois et les barbelés (Cf. photo)

Le dernier bâtiment expose les instruments de torture et une partie des ossements retrouvés non loin de Phnom Penh sur un terrain qui sert de vaste cimetière et où les khmers étaient assassinés sans raison… Sont affichées également les photos des responsables de la prison et des personnes qui y ont… Leurs photos sont tagués d’insultes dans toutes les langues (il y avait texto un « fils de pute »)… Des victimes elles aussi qui ont préféré tuer que mourir et qui vivent aujourd’hui avec leur culpabilité… La visite est très éprouvante… Je me suis plongée dans le bouquin « Cambodge, Année Zéro » pour essayer de mieux comprendre l’histoire et la culture khmères… A ce qu’il parait ; le musée de la guerre à Saigon est pire !!!  

Pour ne pas finir sur une note trop glauque, ci-dessous une photo du café où je suis allée reprendre mes esprits : qui devinerait que je suis à Phnom Penh !!! NB : la fille c’est Phaline

 


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Publié à 03:00, le 13/12/2007, Phnom Penh
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Présentation - Phnom Penh, le 13 décembre

Une petite séance photo pour vous présenter ma maison - disons la maison d'un des fondateurs de l'ONG, où je loge depuis 2 semaines ainsi que ma petite moto... Pas mal non ???


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Publié à 01:49, le 13/12/2007, Phnom Penh
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Phnom Penh, la version non décrite par le guide du Routard ou le Lonely Planet – Phnom Penh, semaine du 3 au 8 décembre

Pour tenter de rendre au mieux toutes les impressions locales, je vais noter au fur et à mesure quelques anecdotes sur Word puis les mettrai en ligne ensuite…

  

Le curage du nez : je ne commence pas par le plus ragoûtant… Je partage un open space avec l’équipe de Relations Externes de l’école : il y a mon chef Hakara un franco-cambodgien sympa quoiqu’un peu stressé, une volontaire française Céline plutôt cool et trois employés khmers (Misters Sambo, Ratna et Chantha)…. Ben pour les avoir un peu observés depuis 2 jours : ils se curent le nez en permanence sans gêne dans le bureau… Et ce n’est pas que l’un des trois, j’ai vérifié : les 3 !!! Bon, ben, j’en déduis que ça se fait ici… Pas facile de rester complètement placide surtout lorsque 2 sur 3 sont à moins d’un mètre de moi !!! Oui, j’ai un bureau boîte de sardines… Brrrrrrrrr !!!

  

Les robes safran : i.e. celles des moines bouddhistes que l’on voit un peu partout… Ils vont de maison en maison faire l’aumône tous les jours, car ils se nourrissent de ce que le peuple leur donne…

   

La moto – suite : entre conduire et être passager, je ne sais pas lequel est le plus dangereux… En tout cas, c’est tout aussi stressant !!! Sachez que j’ai été heureuse de vous rencontrer : je joue ma vie au moins 2 fois par jour ici… Pour la petite histoire : une jeune expat est décédée récemment…. Elle était sur un moto-dop i.e. le taxi local en amazone comme toutes les cambodgiennes ici (perso, je me la joue cow boy pas classe) avec un sac sur l’épaule… Vol à la tire : elle chute, pas de casque, une voiture lui passe dessus… Gloups ! Voilà, c’est dit : j’ai plombé l’ambiance… Je vous rassure, je suis extrêmement prudent : pas de sac, casque intégral…

Le PQ cambodgien : oui, oui, je fais dans l’anecdote aujourd’hui…. Et non, pas de discours sur les problématiques de développement (pfff, j’ai à formaliser sous forme de Business Plan la vision, la mission, les objectifs du projet : trop glam, oui Fabienne, tu avais raison, j’ai bien un boulot de consultant à faire des présentations ppt pour lesquelles je suis tellement motivée que je parle de PQ)… Alors, ils n’utilisent pas de PQ mais dans les toilettes, il y a un tuyau un peu comme celui pour arroser le jardin... Je vous rassure, le rouleau de PQ rose que l’on connaît existe également au Cambodge…   

Les girls et les boys : le Cambodge est une société encore très prude… Aussi, on remarquera sur la photo d’une tablée à un mariage, toute la partie à gauche est composée de gars et celle de droite de demoiselles – non, il n’intercale pas comme en France homme / femme… De même quand ils sortent : hier, avec Katherine, la prof d’anglais philippine et Phaline, miss compta, nous nous sommes invitées à une sortie des collègues masculins khmers. Ainsi, j’ai expérimenté la sortie typique des jeunes khmers : Beer Garden i.e. un endroit où se mettre minable en moins de 2h, puis karaoké (assez spé leur karaoké cf. chapitre sur le karaoké)

  

Le « wine » : au Beer Garden, on me demande « would you like to start with beer or wine ? »… Comme je suis sceptique quant à la qualité de leur vin, allons-y pour un peu de bière… La demi-heure qui suit s’accompagne de toasts toutes les 2 minutes… Puis Mister Ratna arrive avec la bouteille de « wine » qui en fait est une bouteille de Johnnie Walker – Label Rouge… BERK !!! Ils mélangent ça avec du Schweppes… Puis vient le jeu du bottom-up… Bon, ils ne tiennent pas l’alcool, c’est déjà ça… En tout cas, ce n’est vraiment pas bon et ça ne va pas du tout : il faut absolument les convertir à la vodka caramel !!! 

 

 

Le karaoké : je n’ai pas personnellement participé au karaoké car on m’a expliqué que c’était en fait des bars à hôtesses… Katherine a tenté l’expérience et a confirmé : ce sont des private rooms où les gars chantent, boivent et dansent avec quelques filles très open… Fin de soirée glauque, après avoir raccompagné Katherine, les gars ont loué une chambre dans une guest house dans laquelle ils ont invité quelques filles du karaoké… Aucun des gars n’est rentré chez lui dormir !!! Bon, qui me dit que le Prince Charmant existe ???

Le mariage : non, je ne marie pas !!! En revanche, c’est la saison en ce moment, et il ne se passe pas une journée sans que je croise un mariage reconnaissable à la grande tente (plus elle grande, plus les familles sont riches) débordant sur la rue (plus elle empiète sur la rue, plus les familles ont du pouvoir)… La fête commence tôt le matin, aussi en allant au boulot le matin vers 7h30 (oui, on commence à 8h !!!), je les vois déjà sur les 31 à table sous les tentes… Apparemment, la mode aujourd’hui est de le faire au restaurant (même principe le restaurant est signe de richesse et plus le restaurant est grand plus etc). Les familles sont prêtes à s’endetter pour réussir un mariage… Surtout attention à ce que vous donnez car la somme offerte est minutieusement notée et ils vous rendront la pareille – si un jour vous vous mariez… lol !!!

Les flics : ils adorent les blancs becs parce que qui dit blancs becs dit pauvres gars plein de dollars à dépouiller… Aussi, ils arrêtent fréquemment les occidentaux (en France, ce sont les beurs et les blacks…) parce qu’il y a 2 passagers (pendant ce temps, 150 motos passent avec 3 khmers par moto), par les feux sont allumés en journée (pas d’amende s’ils sont éteints dans la nuit !!!), parce que non respect du code de la route (code de la route ???). Règle n°1 : ne jamais donner plus de 2 dollars, ils ont tendance à demander 20 dollars, le tout allant dans leur poche – bon, ok, ils sont payés 15 dollars par mois !!! Pour le peu que j’ai pratiqué la moto, je n’ai pas encore eu affaire aux flics… A suivre !

Les expat : le Cambodge est le pays le plus aidé au monde… Le nombre d’ONG est impressionnant, le nombre d’expat occidentaux travaillant dans ce secteur aussi du coup… Plus ou moins dans une logique de développement et c’est bien dommage : certains trouvent ici un standard de vie agréable et se donnent également bonne conscience en maternant des enfants, le problème est qu’ils les assistent trop et parlent à des mômes de 18 ans comme s’ils en avaient encore 6… Bonjour l’aide !!! Sinon, j’ai croisé plusieurs personnes du corps médical venu faire leur stage à Camnette, l’hôpital français à Phnom Penh. Ils donnent également des cours en français aux étudiants khmers en médecine : lol, le français reste la langue de la médecine…

 

 

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Publié à 01:21, le 11/12/2007, Phnom Penh
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La première fois… - Phnom Penh, lundi 3 décembre

 

Presqu’une semaine à Phnom Penh : difficile de se sentir chez soi dans une ville où je ne connais pas la langue, manque de repères et ne possède pas mon propre home sweet home… Comme mon séjour est d’une relative courte durée, je ne m’inscris pas du tout dans la même logique que les expat ici qui prennent par exemple un abonnement au VIP, THE club de sport de Phnom Penh : lol !!! Puis, j’en ai marre de manger du riz avec des légumes verts !!! Bon, c’était le coup de gueule du lundi : malgré le soleil, la nature du job, un lundi reste un début de semaine aussi difficile qu’à Paris, d’autant qu’ici le week-end dure 1,5 jour puisque le samedi matin est travaillé !!!

  

Retour sur le mini-week-end qui vient de s’écouler, sur le thème de la première fois…

  

-          Première visite d’une décharge, sur laquelle vivent et bossent adultes et enfants (!!!) pour récupérer bouts de papier, plastique ou aluminium qui sont ensuite revendus aux Vietnamiens (???) : une montagne d’ordures qui devient boueuse lors de la saison des pluies, avec des feux qui se déclenchent avec la chaleur, une intense fumée, une odeur irrespirable… Difficile d’imaginer que c’est le cadre de travail des plus démunis voire le cadre de vie quand ceux-ci n’ont pas les moyens de louer un bout de terrain juste à côté de la décharge… Il y avait heureusement très peu d’enfants : en effet, une association, Pour un Sourire d’Enfant, travaille depuis des années pour sortir les enfants de cette décharge et leur offrir une nouvelle vie dans un magnifique centre…Première fois difficile : au-delà des articles et des documentaires, faire le tour de la décharge les pieds dans la boue remet les choses à leur place et est un bon rappel des valeurs !!!

  -            -          Premier trajet au guidon de la moto de mon chef dans les rues de Phnom Penh… Ben, je suis toujours vivante a priori… Je n’ai pas pu m’entraîner tout le week-end parce que ma moto était kaputt mais a priori elle a été réparée : youhou !!! Les ennuis vont pouvoir commencer…

-          Première visite du marché russe i.e. le marché pour touristes : kramas, soieries, produits artisanaux, poteries et céramiques… Avec en plus, tous les expats qui font leurs courses de Noël, je n’ai pas pu résister à la tentation…

  

Je suis également enfin parée pour faire la touriste : j’ai récupéré un guide, une carte de la ville annotée des bons plans, échangé des euros contre des dollars (la monnaie officielle du pays ?!) et même réussi à mettre des sous sur mon téléphone !

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Publié à 01:02, le 3/12/2007, Phnom Penh
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Premiers jours à Phnom Penh – Phnom Penh, vendredi 30 novembre

Mon 4ième jour à Phnom Penh au CIST, tellement de choses nouvelles que je ne sais par où commencer…

La ville de Phnom Penh : incroyable !!! Je ne m’attendais pas à découvrir une ville si agréable… Après Saigon, cela fait du bien d’avoir de l’espace, moins de bruit, de nouvelles constructions un peu partout… Bref, complètement sous le charme, même si je dois reconnaître que mes repères sont assez limités ! Puis, je découvre surtout le charme de la vie d’expat en Asie du sud-est : on fréquente de nombreux restos et bars qui sont essentiellement destinés à la population occidentale et qui sont simplement magnifiques, comme on peut imaginer un endroit exotique (mobilier en bois, diffusion d’encens, palmiers à profusion, mojitos king size pour 3 dollars – pour compléter le benchmark commencé par certains…). Je comprends mieux pourquoi les occidentaux qui y résident ne veulent pas partir... Première expérience puisqu’au Vietnam, j’ai plutôt tendance à traîner dans les lieux pour locaux… Trop dur de bosser pour une ONG, vous allez me dire…

Le CIST : un bâtiment flambant neuf abritant un staff de 25 personnes super sympas, 150 étudiants tout sourire et vraiment attachants… Je n’ai appris à les connaître qu’aujourd’hui : j’ai eu l’occasion de les accompagner dans une visite d’entreprise (Cf. photos) puis de déjeuner avec eux dans la cantine du CIST. Adorables !!!

Enfin, entre les deux : moi… Un peu paumée… Bon, autant pour moi, j’ai oublié à Saigon mon guide sur le Cambodge (mal, je sais) donc j’ai encore un peu de mal à me repérer ! Puis, j’ai un peu zéro autonomie ici : je suis logée chez le directeur du centre, Alain, dans une magnifique maison en bois ; je suis totalement dépendante des autres en terme de transport (encore hésitante à circuler toute seule en moto, aucune notion de khmer et des rues de Phnom Penh pour indiquer où je dois rentrer – oui, la notion d’adresse c’est comme la notion de code de la route : elle n’existe pas) sans compter que j’ai toujours pas acheté de carte pour mon téléphone et que je n’ai pas de riels (la monnaie locale, les dollars fonctionnent aussi comme monnaie courante ms j’en ai pas pris des masses)… Bon, ok je fais looseuse !!! What else ?! Heureusement qu’il y a des âmes charitables ici… Je vais finir par faire comme les étudiants : habiter dans le foyer à côté et circuler en vélo !!! Dur, dur d’être un bébé !!!

Sinon, dur dur aussi de remettre en marche son cerveau sur des problématiques tellement différentes… Allez, ce n’est pas tout ça : je bosse maintenant et c’est tellement motivant de voir l’impact direct du boulot sur ces jeunes… Avec en sus l’impression d’être dans le film Indochine…

Au programme de demain : je gagne la liberté (je vais avoir mes cours de moto pour enfin arrêter de dépendre de tout le monde !!!) et je vais me prendre je pense une grande claque : je dois aller visiter la décharge de Phnom Penh où des familles entières y vivent…


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Publié à 01:42, le 30/11/2007, Phnom Penh
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Qui suis-je ?


Après hésitation, j'ai finalement décidé de ne pas atterir en parachute à Saigon...


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