Anong au pays du riz...

I love Australia too – Melbourne, mardi 17 juin 2008

Veille du road trip entreBrisbane et Cairns, qui s’avère challenging : tout Aussie nous (Linou etmoi) prennent pour des oufs car nous tentons le record de faire ce petit boutde chemin en juste 5 jours…

Retour sur cette premièresemaine chez les Aussies : pour résumer, J’ADORE !!! Déjà, j’airéussi à apporter dans ma valise le soleil vietnamien, aussi depuis unesemaine, je profite d’un hiver avec un magnifique ciel bleu et d’un beausoleil… En revanche, j’ai perdu la chaleur en cours de route : si à Sydney(i.e. mes 3 premiers jours), il a fait bon, la température à Melbourne estrafraîchissante et le choc thermique difficile…

Pourtant aux premiersabords, l’accueil sur l’île est plutôt hostile : ma voisine a pris del’aspirine pendant le vol pour cause de mal au crâne et une fois l’avion posé,une équipe de 15 secouristes est arrivée à bord pour vérifier qu’elle n’avaitrien de grave et éventuellement la mettre en quarantaine… Une fois rassurées,les autorités ont enfin laissé les voyageurs descendre de l’avion ! Deplus, l’aéroport était bondé de Custom Security guys : toutes les valisessont ouvertes pour vérifier s’il y a de la nourriture… Avec mon passeportfrançais, on m’a demandé si j’avais du pâté lol !!!

Sydney…

Je découvre tout d’abord labanlieue de Sydney qui me fait beaucoup penser aux States, même quartierpavillonnaire avec jardin sans clôture et terrains de golf !

Puis, étapeobligatoire : l’opéra de Sydney, dont les formes originales ont révéléSydney et par là l’Australie au reste du monde… Visite guidée à travers lesdifférentes salles : dommage que je ne reste pas plus longtemps pourassister à une représentation de l’orchestre philharmonique de Sydney. Pouravoir assisté à 5 minutes de répétition dans le concert hall, l’acoustiqueapparaît fantastique… Le soleil se couche déjà sur l’Harbour Bridge et jedéambule du côté du CBD, faisant ainsi la sortie des bureaux : le dresscode est international i.e. costard et tailleur noir ou gris… Les girls sontplutôt habillées strict… Comparé à la Défense, le quartier des affaires estaussi un lieu de sorties aussi les gens ne se pressent-ils pas vers le métromais vers les multiples pubs aux pieds des tours… Pluie et fatigue me fontopter pour une soirée tranquilou au chaud avec un bon bouquin, le dernierHarlan Coben…

Surprise lelendemain : grand ciel bleu et temps doux, même pas besoin de la doudoune.Youhou, j’adore les pays où l’hiver n’est pas un hiver J. L’ami d’enfance de mon père chez qui je loge adécidé de m’emmener à Wollongong une ville côtière à 100 bornes de Sydney pourvisiter un très beau temple bouddhiste taïwanais et profiter du scenic trip lelong de la côte…

La journée se termine parune soirée organisée par une jeune cadre de Sydney, histoire de découvrir leSydney de ces tailleurs et costards : apéro au Summit, un bar au 40ièmeétage qui offre une vue panoramique sur tout le centre ville de Sydney...Waouh !!! Puis dîner dans le resto japonais trendy du moment… Mon séjour àSydney est déjà sur le point de se terminer : je reste sur ma faim, c’estune ville agréable à vivre et qu’il me reste à découvrir… Avant d’aller àl’aéroport pour m’envoler vers Melbourne rejoindre Linou, j’effectue un détourà Bondi, là où se concentrent la plupart de Français à Sydney : plage desurfeurs mais la mer était calme ce jour-là…

Melbourne…

Première impression :c’est la Sibérie !!! Il fait froid !!! Après la douceur de Sydney, etsurtout 7 mois sous le soleil asiatique, le choc thermique est difficile !!!On se réchauffe dans les cafés, bars et pubs : il y en a partout à tousles coins de rues aussi tout est prétexte pour un café ou un verre… On m’avaitprévenu : les occupations à Melbourne sont manger/boire et faire dushopping !

En plus, j’arrive pile poilpour le TGF (Thanks God it’s Friday) où les collègues sortent oublier leursemaine de taf… Ce soir, Linou m’emmène à une sortie entre collègues…Accenture !!! Et oui, j’ai retrouvé les miens Down Under… Quelques locaux,beaucoup de relocated venant de Sydney mais également des States ou d’Europe.L’Australie est en manque de ressources qualifiées aussi y a-t-il beaucoupd’immigrés jeunes diplômés avec quelques années d’expérience : plutôt quede former, attirer ceux qui ont été formés à l’étranger et qui sont attirés parune life style cool au soleil au pays des kangourous, koalas et beaux surfeurs…

Week-end découverte de laville avec au programme brunch à St Kilda (le quartier trendy très appréciésdes Frenchies), match de rugby Wallabies vs Irlandais (mon premier match derugby où j’ai enfin compris le principe des mêlées et des essais), soirée« move your body » aux sons d’un live band, ballade à Torquay Beachet dimanche soir tranquille avec les collocs de Linou…

Après un week-end gris, lebeau temps est de nouveau mon meilleur ami. J’en profite alors pour parcourirla ville de Melbourne à patte. Quelques 10 bornes et 350 photos plus tard, jeretrouve Linou sur Braunswick Street, rue très sympa avec bars, restos etboutiques alternatives (je confirme Melbourne, ville du fooding, drinking andshopping)… Dernier jour avant notre road trip sur la côte Est… Un peu deculture au National Victoria Gallery : belles galeries d’œuvresaborigènes…

 

 

 



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Publié à 08:36, le 23/06/2008, Melbourne
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I still love Singapore – Singapour, lundi 9 juin

Ce second séjour à Singapour, même s’il était de 5 jours (soit 2 fois plus que la dernière fois), est passé à une vitesse éclair !!! Il a également confirmé mes premières impressions : J’ADORE !!! C’est tout simplement une ville où l’on se sent bien : non pas parce que c’est un mall géant paradis du shopping mais premièrement pour son melting pot (les gens communiquent entre eux dans une langue qui n’est pas leur langue maternelle, l’anglais, tous avec des accents de killers – mélange de british indien ou british chinois, avec tolérance donc pour les autres + chacun affiche ses croyances sans provoquer de débats i.e. turbans, voiles...) puis pour la sérénité de la ville-état (certes tout est réprimé, en revanche, c’est un environnement sécurisé et propre : à partTokyo, je ne me suis jamais sentie autant en sécurité)… L’ensemble fait que jeme suis rapidement sentie chez moi à Singap – oui, c’est ouf à dire. AprèsTokyo, c’est le second lieu où je suis intégrée sans problème (à Paname, je suis une « Chinetok » et au Viet Nam, une Viet Kieu au mieux ou carrément une touriste étrangère)… Cela peut paraître étrange d’apprécier à ce point une ville pleine de caméras de surveillance, de panneaux d’interdiction, de barres type HLM (leur parc résidentiel), de films qui cultivent la peur du« mal » (terrorisme, criminalité…) mais c’est tout simple : je m’y sens bien… Une destination à découvrir de manière prolongée (à suivre) !

Revenons sur ces 5 jours…Ce fut :

-       Culturel : visite du musée d’art, dont une expo sur les nouveaux artistes Viets (même pas fait exprès) pas mal du tout

-       Touristique : night safari i.e. visite d’un zoo nocturne, duck tour i.e. tour de la ville de Singapour sur un véhicule militaire qui va à la fois sur la route et sur l’eau (notre véhicule s’appelait Darla J)

 

 

-       Panoramique : pause café et cocktail dans la plus haute tour de Singap pour bénéficier d’une vue panoramique de jour et de nuit de la ville… Impressionnant mais pas un exemple de beauté architecturale

 

 

-       Fun : dimanche après-midi àSentosa, l’île artificielle avec plages de sable importé d’Indonésie quidonnent vue sur les cargos :s mais avec des attractions délire comme ladescente en luge (principe disneylandien d’une heure d’attente pour 3min30 deplaisir) et surtout le massage par des poissons (détail ci-dessous)

 

 

-       Branché : dîner et pot dans les places-to-be de Singap avec note particulière pour le bar Clinic (cocktail servi dans une poche de perfusion, fauteuils roulants qui servent de sièges et table d’opération de table…)

-       Chauffage d’Amex of course… 

Le massage par les poissons– indiqué par le panneau à gauche de la photo. Kesako ??? Tout commence par un simple nettoyage des pieds – jusque là, tout va bien… Puis vient le subtil choix entre 2 options : petits poissons turcs ou (plus) gros poissons africains… Aventuriers, on opte pour les fishes from Africa… Nous arrivons à un bassin plein de poissons dans lequel il faut faire tremper ses pieds pendant 20 minutes. L’horreur, dès que le pied effleure à peine la surface de l’eau, les centaines de poissons « accourent » et vous mordillent les pieds : CA CHATOUILLE !!! Impossible de laisser plus de 1 minute les pieds dans le bassin – NB : les gens à côté sont tout tranquilles mais comment ils font ??? En fait, ces poissons vous ôtent les peaux mortes et je vous avoue qu’une fois les crises de fous rires passées, les pieds séchés, on se sent tout léger… Surtout que les 20 minutes en compagnie des petits poissons étaient suivies de 20 minutes de massage classique des pieds… Un concept à importer ?!

 

 



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Publié à 07:55, le 23/06/2008, Singapour
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Hystérie au marché russe de Phnom Penh – Mardi 3 juin

A y est, je suis au Paradis !!! Phu Quoc, une île du sud du Viet Nam qui se traverse en 1h30 du nord au sud et en 30 minutes d’est en ouest : plantations de poivriers, perles de cultures, fabrique de sauce au poisson (oui, celle qui sent pas très bon) et surtout plages sublimes… Le tout dans un hôtel pas désagréable : rien à redire ! Le soleil de surcroît est au rendez-vous, alors que nous débutons la saison des pluies… Bref, que du bonheur !!!   

Sinon, le mois de juin a débuté au Cambodge, à Phnom Penh par un week-end de filles : Phaline, Samira et moi…  Au programme : shopping et bonne bouffe – des valeurs sûres…

L’épisode shopping mérite que je revienne dessus… Shopping au marché russe, lieu incontournable de Phnom Penh pour trouver des objets souvenirs à rapporter en France (écharpes, vaisselle, objets de décoration…). Nous nous arrêtons à un étal : je choisis de mon côté des objets de décoration et négocie le prix, la vendeuse doit fixer quelques petites choses donc je propose de repasser plus tard pour récupérer et régler mes achats… De son côté, Sam au même stand choisit des écharpes : elle négocie les prix indépendamment et se dit qu’elle repassera les prendre plus tard également… Trois tours de marché plus tard : nous revenons à ce stand… Entre temps, Sam a changé d’avis et ne veut plus prendre les écharpes… Ok, je vais prendre mes trucs, les payer et c’est tout bon : pas si simple !!! La nana refuse de me vendre les objets de déco si Sam ne prend pas ses écharpes : pour elle, c’est tout ou rien !!! Impossible de lui expliquer que ce sont des achats séparés et que Sam ne veut plus de ces écharpes car elle a trouvé mieux ailleurs… La bonne femme devient hystérique : elle nous engueule (en khmer mais ça faisait tout de même peur) et jette violemment les sacs shopping par terre… Inimaginable : elle est devenue totalement folle… Aussi, nous partons pour l’autre bout du marché (des fois qu’elle nous pourchasserait avec un balai…). La situation a mis mal à l’aise Phaline, notre amie cambodgienne. Personnellement, cela me passe au-dessus de me faire insultée par une vendeuse de marché – Sam également - mais Phaline avait les larmes aux yeux et n’étais pas bien du tout. Nous avons finalement rebroussé chemin pour revenir acheté ces fameuses écharpes pour mettre fin à cette situation peu agréable pour Phaline… Argh, jusqu’au bout, des subtilités locales m’échapperont…



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Publié à 06:13, le 3/06/2008, Phnom Penh
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Toute cassée avec la poisse - Da Nang, le 22 mai 2008

Chapitre 1 : la santé

 

Tout commence samedi 17 mai… Grosse averse, bingo : mal de gorge qui se transforme en rhume auquel s’ajoute une surdité partielle (rhume + avion = perte des oreilles) puis une grosse toux… La surdité partielle est assez surprenante : grosse douleur aux oreilles pendant l’atterrissage et une fois l’appareil au sol, « a plus entendre de l’oreille droite » ?! Le plus perturbant est de ne pas bien s’entendre parler : je n’arrivais plus à mesurer le volume de ma voix…  

 

Direction médecin bien sûr, sauf qu’à Da Nang, pas d’option pour le service médical du Consulat ou pour un hôpital français… Donc, je vais consulter un médecin Viet : 4 euros la consult et les médocs !!! La consult : il m’a mis du liquide dans les oreilles et m’a fait respirer un truc pour dégager le nez… Les médocs : un sac plein de comprimés multicolores – dont rose fuschia et jaune fluo – à prendre… Sceptique, je l’ai refusé : la dernière fois que j’ai testée un tel cocktail, ça s’est fini en méga allergie cutanée… Je suis donc juste repartie avec des fioles de gouttes pour le nez et les oreilles : des fioles en plastiques avec des étiquettes où il y a écrit à la mano « NEZ » et « OREILLE ». Pas de prescription pourtant il existe des pharmacies : j’ai même tenté la pharmacie avant d’aller chez le médecin. La bonne femme m’avait proposé de la vitamine C et du magnésium pour soigner ma surdité partielle !!! Argh, I LOVE VIETNAM…  

En attendant, le travail continue : j’arrive à esquiver les réunions où les gens sont francophones ou anglophones et le chef y va tout seul comme un grand (ou presque parce que les gens m’appellent en permanence pendant mes siestes pour gérer la logistique « vous êtes où ? », « le chauffeur est arrivé, il ne vous voit pas » : je les ai tous haï). En revanche, présence obligatoire avec les interlocuteurs qui ne parlent que viet – sauf que la pile duracell se décharge très vite et en fait de journée, je suis KO, avec une voix d’outretombe et des quintes de toux incontrôlables J 

 

Vivement que je guérisse : je passe à la méthode « traitement par la médecine tradi viet » demain, j’espère en sortir vivante… 

Chapitre 2 : les avions 

 

Je ne compte plus le nombre de trajets en avion effectués depuis le début de ma mission ici… J’ai dû testé la plupart des low-costs locaux et je n’avais jusqu’alors jamais eu de problème : au pire un petit quart de retard, rien de bien méchant… Dimanche 18 mai, alors que je suis sensée arriver à temps pour récupérer le Chef à l’aéroport de Hanoi : bingo, 3 heures de retard J Cela débute par un message informatif du type « l’avion aura 20 minutes de retard » puis « l’avion décollera à 11h40 » (au lieu de 10h40)… Le plus drôle est l’émeute à midi : les Viets ont plutôt le sang chaud (si, si… je ne suis pas trop représentative… suis juste râleuse mais ça, ce sont les 28 ans passés à Paris) et voilà les passagers qui commencent à lever le ton auprès du personnel au sol… On apprend alors que le responsable à l’étage du dessous : voilà 50 personnes, des énervés et des suiveurs comme moi curieux de savoir ce qui en est, qui repassent le sas de sécurité dans l’autre sens… Le responsable annonce que le pilote est fatigué et ne peut pas voler pour le moment ?!! Why not… Et là, la foule en délire réclame d’être dédommagée pour le retard… Je redoute à tout moment qu’un voygeur le bastonne… Bon, le principal, le vol n’a pas été annulé et nous sommes arrivés à bon port J 

 

Puis, jamais 1 sans 2 : rebelotte 2 heures de retard le mardi 20, alors que cette fois-ci nous voyageons avec la compagnie nationale Vietnam Airlines. Bien sûr, j’avais calé un RDV dans la foulée… Sans compter la perte d’audition… Mon meilleur vol sans conteste J 

 

J’espère qu’il n’y aura pas de « jamais 2 sans 3 » car le prochain vol est prévu pour 21h30, et ai moyennement envie d’atterir à 2h du mat au lieu de 23h, sachant que le lendemain c’est RDV dès 9h et une journée bien chargée en réunions…  

 

Sans vouloir manquer de professionnalisme, je préfère que ce soient les vols pour le business qui aient du retard : je serais trop dég de perdre une partie de mes vacances à poireauter dans un aéroport. Puis la poisse ne dure jamais trop longtemps : j’y crois, je n’aurai pas de galères à vous raconter sur mon mois de vacances en juin ! 

 

Chapitre 3 : « pourquoi les gens ne me laissent pas tranquilles alors que j’ai la crève ??? » 

 

NB : comme je suppose la grande majorité des gens, je déteste être malade i.e. ne pas dormir pour cause de nez bouché, ne pas pouvoir finir une phrase sans une quinte de toux, ne pas pouvoir manger autre chose que de la soupe et des yaourts et dans le cas présent, ne pas entendre ce que disent les gens sur la droite. Aussi, j’avoue ne pas être très agréable dans ces moments-là surtout quand la Terre entière se décide à vous empêcher de vous reposer !!!  

 

Mercredi matin : impossible d’aligner une phrase en réunion tellement je suis KO, du coup, on est d’accord pour laisser le Chef aller seul à la réunion de l’aprem 

 

Mercredi aprem : je commence à m’endormir, et là, le Chef qui frappe à la porte pour demander des cartes de visite et des dépliants avant de partir à la réunion (ce sont dans des moments comme cela qu’on a envie de meurtre bien sanglant…). Ok, je me dis c’est bon, je vais pouvoir me reposer et non : 3 coups de fil de l’organisatrice du RDV pour me dire que le Chef n’est pas arrivé pour la réunion (euh, le lieu du RDV était à 5 minutes en taxi, et là le Chef est parti depuis une demi-heure…)… Au bout du 4ième appel, je me lève, m’habille et me rend sur le lieu de RDV.. L’organisatrice me montre le bureau du Président. !!! Me voilà à expliquer la situation du Président qui me dit « si, si, votre collègue est bien passé ». Et là, 2ième envie de meurtre : le Chef était bien arrivé, avait fini la réunion et était déjà reparti, sauf qu’il était passé directement dans le bureau du Président de l’Université et l’organisatrice ne l’avait pas vu passé. Cette charmante dame en avait déduit que le Chef n’était pas arrivé et au lieu de vérifier auprès Président si la réunion avait eu lieu ou non, a préféré me harceler au tél…   

 

Jeudi matin : grosse préférence pour un peu de repos plutôt que de revoir pour la nième fois les mêmes interlocuteurs francophones de surcroît. Me lève tout de même pour appeler le gars pour qu’il envoie son chauffeur récupérer le Chef à l’hôtel (oui, le Chef ne veut pas acheter de carte SIM et du coup, je fais standardiste – autant vous dire que j’adore… surtout à 8h du mat)… Ok, le chauffeur doit arriver à 8h45… A 9h, le Chef appelle de la réception de l’hôtel pour me dire que le chauffeur n’est toujours pas passé (PS : je dormais… Me voilà à appeler le gars qui me dit que son chauffeur est déjà parti… Bon, ça devrait être fini toute cette mascarade… Et ben non !!! Le gars me rappelle pour me dire que son chauffeur est dans le hall de l’hôtel et ne voit personne. Voilou que j’appelle la réception pour qu’elle mette en connexion les 2 personnes qui glandouillent à un mètre l’une de l’autre dans le même hall depuis 10 minutes (le Chef qui attend le chauffeur et le chauffeur qui cherche le Chef) : le gag !!! 

 

Bref, rien de bien grave si ce n’est que mon sommeil est précieux et que toute perburbation me met de mauvaise humeur (la preuve, cela prend la place d’un post entier)…

La loi de Murphy s’abat sur moi – sans compter le bouton de veste qui tombe, le crayon khôl qui se perd dans ma chambre de 12m² !!! Vivement que je me débarrasse rapidement des ces ondes négatives qui m’entourent…     



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Publié à 04:59, le 23/05/2008, Da Nang
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Micro chaos à l'air des nouvelles technologies

Post histoire de... Mais ces derniers temps ont été consacrés au boulot, donc rien de bien intéressant à raconter. Néanmoins, don't worry : à venir des photos de Phu Quoc (le futur Phuket vietnamien, qui est encore un peu sauvage), de Singapour (oui encore) et surtout de l'Australie !!!!!

 

Vivement juin, en attendant, Grand Chef Hakara arrive dimanche au Viet Nam et les 2 semaines à venir seront un concentré de mes 6 mois ici, en pire : réunion à partir de 7h30 du mat et rendez-vous le dimanche (oui, les Viets n'arrêtent pas...). Suis prête à ouvrir une agence de voyage : organisation de business trip ou de vacances (Lili, Nath et Chinh pourront témoigner). En passant, puisque je parle de taf : merci à toutes celles et ceux qui ont répondu à mon mail et envoyez leur adresse postale !!!

Aujourd'hui micro-chaos (petite anecdote pour vous montrer how much we have fun here !!!)

 

Dernier jour pour caler tous les rendez-vous pour Hakara et surprise ce matin avant de partir en réunion : coupure d'électricité à 8h30. On me dit qu'elle sera provisoire... Ok, je pars en RDV et reviens 2h plus tard, la batterie de mon PC mise à plat par la présentation lors du RDV... Et là : héhé, finalement la coupure sera pour la journée. Why not ?! J'ai seulement qqs coups de fil à passer pour confirmer/relancer/harceler qqs personnes. Mais voilà, à l'ère du tout électronique, tous mes contacts sont sur mon PC Triste. Trop futée !!! Me voilà à traverser la moitié de la ville (ben oui, la coupure concerne tout le quartier, certaines commerces de photocopies avaient sorti les énormes générateurs pour continuer leur activité) pour aller squatter toute la journée un café avec Wifi et clim (rappel : pas d'électricité = pas de clim ni de ventilo).

 

Voilou, ce que j'aurais appris ici : la flexibilité ! Sachant que dès qu'il pleut, tout le monde est coincé et les RDV sont reportés etc... Puis on apprend aussi autre chose : la tolérance et la patience. De nombreux filous nous prennent pour des cxxs. S'il fallait mettre les choses au clair à chaque fois, on ne ferait plus rien d'autre... Mais bon, je vous avoue que c'est parfois fatigant : j'achète un ticket pour aller à My Tho, il y a écrit dessus 55 000 Dongs et le gars le demande 60 000, sachant que pour les autres qui ont une bonne tête de viet, il leur demande 55 000 ?! En soit, 5 000 Dong, c'est 20 centimes mais sur le principe... Soupir...  S'il n'y avait que cet exemple...

 

Bon, allez, c'est ça l'expérience Mort de rire 



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Publié à 10:26, le 16/05/2008, Saïgon
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Je suis tombée amoureuse… - Da Nang, dimanche 20 avril

… de Da Lat !!! Pour les messieurs et mesdames potins, il s’agit en fait d’une ville du Viet Nam… Hi hi !!!  

A 4h30 de bus de nuit au nord de Saigon (6h30 si on prend le bus de jour), à 1400 mètres d’altitude dans une région vallonnée… Des paysages à vous rendre romantique… Je pense que le climat tempéré et la faible circulation ont contribué à l’appréciation de la ville : si, si vivre sous 40° au milieu des klaxons, malgré le charme irréfutable de la vie en Asie, devient parfois fatigant !!!  En fait, il s’agit d’une ville qui servait de station de repos aux Français pendant la colonisation : de nombreuses villas ont été conservées, et rappellent la France – est-ce aussi pour cette raison que j’ai tant apprécié mon week-end là-bas ?!  

Bref, je me voyais déjà avec ma résidence secondaire avec vue sur la vallée (75 euros le m2 !!!) – non, en effet, je n’ai pas encore de résidence principale :s Petite fantaisie après avoir passé un week-end dans un monastère au milieu des pins dominant la vallée, histoire de se ressourcer loin des tracas de la ville…  

Photo marrante ci-dessous : tenue obligatoire pour visiter l’ancienne résidence de l’empereur… Economie de l’équipe de nettoyage J  

 

Autre possibilité pour échapper au bruit et à la pollution qui rythment le quotidien :  Le bonheur à Da Nang c’est d’être à 10 minutes en moto de plages magiques quasi-désertes en dehors du samedi après-midi et du dimanche, où en revanche, le charme est rompu par les Viets bourrés (à partir de 11h) chantent à tue-tête des chants populaires… Bref, impossible de faire la sieste post-déj !!!

 



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Publié à 07:13, le 21/04/2008,
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I LOVE SGP – Singapour, dimanche 30 mars

Que dire de Singapour ? Déjà, quelques mythes peuvent tomber : on trouve des chewing-gums dans les supermarchés,il y a des gens qui jettent des déchets dans la rue, j’ai traversé alors que le petit bonhomme était rouge sans que les flics m’arrêtent…

Sinon, j’ai tout simplement adoré (pas seulement parce que c’est le paradis du shopping) !!! La preuve, je projette d’y retourner début juin quelques jours, avant de m’envoler pour le pays des kangourous… Tout d’abord, c’est une ville très bien aménagée extrêmement agréable : je m’attendais à des tours de bétons et je découvre certes de nombreuses tours mais beaucoup de verdure, des maisons de l’époque coloniale conservées et bien restaurées. Le nombre de voitures étant limité, la circulation est plus fluide – mais définitivement, les Asiats ne savent pas conduire, ils pourraient rentrer en compétition avec les Méditerranéens Moqueur

Seconde surprise : le melting pot ! Singapour n’a pas créé sa propre identité, elle est la juxtaposition des cultures chinoises, indiennes et malaysiennes avec l’anglais choisi comme langue de communication. Zapper et c’est une chaîne religieuse musulmane qui passe à une série à l’eau de rose chinoise qui passe à de la pop malaysienne… Après avoir passé 4 mois dans des pays où 90% de la population est khmère ou viet (selon les pays) et bouddhiste, c’est agréable de retrouver ce côté cosmopolite qui fait le charme des grandes villes !

Sinon, au programme : visite des principaux spots (le Merlion i.e. une tête de lion, une queue de poisson, symbole de Singapour, l’opéra en forme de durian), d’Arab Street, du Chinatown et se temples puis surtout des malls Vivement que j’y retourne – pendant les soldes en plus !!! Puis, je compte bien faire leur musée d’art moderne et contemporain… Si sérieusement, entre 2 shopping malls : 4 mois que je ne vois que des veilles pierres et des crachoirs et autres vases datant du Vième siècle Moqueur

 



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Publié à 07:50, le 11/04/2008, Singapour
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UPDAAAAATE – Bangkok, mercredi 26 mars

Reprenons les bonnes résolutions, comme mettre à jour son blog ou encore faire du sport ! Je viens de faire mes petites longueurs à la piscine d’un des Marriott de Bangkok J - non, on se prive pas – où je fais du tourisme pendant quelques jours : si, si, je suis en vacances, et non, ce n’est pas encore le projet qui m’envoie sous d’autres cocotiers que ceux du Vietnam…

 

Avant de parler de Bangkok, je vais revenir sur les dernières semaines passées au Vietnam sur un rythme plutôt marathonien, avec une V0 du business case Vietnam à rendre et le challenge « convaincre le management d’Accenture Philippines de se rentre au CIST à Phnom Penh pour les embarquer dans l’aventure / organiser et faire la visite ». Missions accomplies, d’où cette semaine de break pour reprendre des forces avant la dernière ligne droite.  

 

Donc, je disais ce mois de mars…

 

Le second week-end, je suis allée avec Maman dans sa ville natale : My Tho dans le delta du Mékong. Il y avait bien sûr au programme le tour des popotes (i.e. aller rendre visite à tous les parents) puis également un peu de tourisme. J’ai visité l’ile du Coconut Monk, un moine qui avait créé sa propre secte basée sur le culte de Bouddha et Jésus. Il tient son nom de son régime alimentaire : la noix de coco. Il avait établi son QG sur une île dans le delta : une espèce de décor de parc d’attraction avec des colonnes de dragons, une fusée avec sa station de lancement (oui, en réponse aux premiers hommes qui ont marché sur la Lune à l’époque), un trône. Il est décédé il y a quelques temps et son île est devenue un des spots touristiques de la région. 

 

 

Autre attraction : le tour en barque dans les canaux bordés de cocotiers… 

 

Ballade moins marrante, nous nous sommes rendus dans la maison où a grandi Maman. Histoire compliquée, elle n’est pas habitée par des membres de la famille mais louée à un ébéniste qui a fait de ce qui fût la plus belle maison du quartier, un atelier et entrepôt où s’entassent bois et copeaux. La visite a été difficile pour Maman qui ne pouvait oublier que telle pièce qui ne ressemble plus à rien aujourd’hui était la chambre de ses parents… J’ai grandi « sans racine », dans le sens où je n’ai jamais connu la notion de demeure familiale qui se transmet depuis des générations et à laquelle les membres d’une famille sont attachés (i.e. la maison des grands-parents) : génération « no home »… Le Vietnam est un retour à des sources que je n’ai jamais connu… Pour mes parents, c’est un retour à des sources qui ne sont plus celles de leur enfance. Il y a, j’imagine, beaucoup de déception, et ce sentiment difficile que le passé appartient définitivement au passé, il ne leur reste plus que les souvenirs… 

 

 

Sans transition, il y a eu aussi pendant ce mois de mars, la visite de Nathalie au Vietnam qui tombait en même temps que d’autres visites pros au Cambodge (Benoît Genuini, le président du conseil de Passerelles Numériques et anciennement président d’Accenture France et Anthony Rivera, le managing director d’Accenture Cebu). Bref que du beau monde, ce qui a finalement abouti à une semaine de business woman affreuse : 2 jours à Hanoi suivis de 2 jours à Sapa suivi d’une journée à Saigon suivie de 2 jours à Phnom Penh suivis de 3 jours à Saigon suivis de 4 jours à Bangkok (bon, là ça va mieux : Bangkok, les vacances) 

 

Dans l’ordre, 

 

Hanoi : boulot, temps pourri. Définitivement, malgré tout son charme, je ne pourrai pas vivre dans cette ville où je n’ai encore pas vu le soleil !!! Rencontre d’un sacré personnage Dovan Du Do, qui a perdu un bras et une jambe à l’âge de 14 ans alors qu’il servait les Bérets Verts. Il a été par la suite envoyé aux US pour étudier dans un centre spécialisé pour personnes handicapées. Il est revenu dans la années 2000 avec l’ambition d’aider à son tour les jeunes vietnamiens handicapés, en créant un centre de formation en informatique sur le modèle de celui qu’il a connu aux States. Il a établi parallèlement une entreprise d’outsourcing qui emploie les jeunes défavorisés. Ainsi, 2 classes ont été créées à Hanoi : des jeunes qui ont des problèmes d’audition ou de vue, des difficultés motrices… Et surtout une incroyable motivation et une intarissable soif d’apprendre !!!  

 

Sapa ou comment le tourisme naît : construire des routes reliant la gare de Lao Cai à Sapa (1h de trajet), organiser des treks, faire pousser les hôtels… Et le tour est joué : les routes goudronnées qui mènent à Sapa datent du début des années 2000 seulement mais les femmes H’mong ou D’zao sont déjà des vendeuses hors pair de produits ethniques. Oups, j’ai oublié de préciser : Sapa est une ville au nord de Hanoi (1 nuit de train + 1h de bus) qui sert de point de départ pour partir découvrir les minorités ethniques du nord du Vietnam. Des femmes D’zao qui rasent leurs sourcils et laquent leurs dents, des jeunes filles H’mong qui portent (déjà) leur bébé dans le dos… Toutes en habit traditionnel de leur ethnie… Le plus époustouflant est le décor de tous ces marchés ethniques : à perte de vue, des rizières en terrasses redessinent le flanc des montagnes

 

Saigon : le temps d’une escale et de finir mon power point !!!  

 

Phnom Penh : 15h de bus pour y rester moins de 48h mais bon, c’était pour la bonne cause… Sans rentrer les détails du taf, cela ne s’annonce pas trop mal pour les Philippines ! 

 

Saigon : le temps d’une conf call de mon manager qui reprend du service après un congé sabbatique de 3 mois et de rencontrer d’autres key contacts pour l’étude Vietnam. Puis surtout le temps de s’offrir un week-end repos : samedi au spa (piscine, hammam, sauna, massage, soin du visage, manucure….) et dimanche au pieu… Je crois qu’il y avait besoin de récupérer !!!  PS : pour ceux qui ont froid, qui ont de la neige à perte de vue… Ici, on s’approche du mois le plus chaud i.e. avril bref, je vis dans un sauna géant !!! Hihi… 

 

[La suite écrite de l’avion qui me mène vers Singapour]  

 

3 jours 4 nuits à Bangkok : je découvre avec surprise une ville ultra développée. Les gratte-ciels défilent alors que je suis dans le 4x4 qui me mène de l’aéroport vers le centre historique de la ville. Bangkok n’a rien à envier à une ville américaine. 1h30 de vol depuis Saigon et je suis dans un autre monde ! Certes les quelques marchands ambulants de fruits, boissons fraîches et brochette de seiches/viandes me rappellent que je suis toujours en Asie du sud-est. Après 4 mois passés entre le Cambodge et le Vietnam, c’est tout simplement impressionnant de voir les conséquences de 60 ans de paix !!! Le Vietnam d’aujourd’hui serait la Thaïlande d’il y a 10 ans. J’espère que dans 10 ans, le Vietnam arrivera au même niveau de développement !!!  L’est de la ville me fait beaucoup penser à Tokyo : entre les buildings (bureaux, hôtels, centres commerciaux, résidences de luxe) se faufilent des voies aériennes pour piétons (ça les évite d’essayer de traverser au carrefour), pour trains (l’équivalent du JR jap ou encore du RER parisien), et pour voitures (express highways), surplombant les boulevards à 4 voies où il y a continuellement des bouchons. Grand changement : il n’y a quasiment aucun 2-roues et on entend rarement le klaxon…

 

 

L’ouest est la ville historique avec ses nombreux temples et marchés, plus de métro mais un « batobus ». La plupart des monuments sont concentrés de ce côté de la ville. Le jour où nous avons décidé de visiter Wat Pho et le palais royal, une cérémonie en hommage à sa majesté la reine décédée début janvier était organisée. Aussi, les rues aux alentours étaient envahies de Thaïlandais en habit noir : assez surprenant ! Rien à voir, mais pour souligner leur attachement à la famille royale et à leur pays : hier à 18h, alors que nous sortions du métro, l’hymne national a été joué dans les enceintes de la station aussi, nous avons imité les Thaïlandais en nous arrêtant pour une « minute nationale ». Sans compter le fameux jaune porté en hommage au roi. 

 

 

Côté logement, je me suis faite plaisir J tout en conservant cette subtile antonymique juxtaposition tradition / modernité… Nous avons débuté le séjour dans une superbe « auberge » composée de 4 ou 5 chambres / suites, chacune sur un thème floral : la notre était la suite rose (bouquet de roses fraîches, produits de toilettes à la rose, décoration sur le thème de la rose etc…). Tout le raffinement thaï tel que nous pouvons l’imaginer : bois, soie… Le must était la salle de bain en duplex qui était ouverte sur l’extérieure : on prenait ainsi son bain au milieu des plantes et sous les lianes J

 

 

Puis nous sommes passés du côté (obscur) est de la ville en optant pour un des Marriott : un bâtiment construit en 2007 au milieu des nombreuses tours, équipement ultra moderne, 5 minutes à pied du métro…

 

 

Un bel exemple de cette dualité qui est présente dans la plupart des pays asiatiques en voie de développement – mais que je retrouvais également au Japon.

Ce que je retiens de Bangkok : ses magnifiques temples et ses étonnants centres commerciaux !!! Je ne pense pas avoir vu ce qu’il y a de plus beau en Thaïlande mais Bangkok vaut vraiment le détour : c’est tout simplement apprécier un « bébé tigre » qui s’est transformé en « dragon » (pour ceux qui ont enduré 8h d’histégé par semaine pendant 2 ans….) : wa-ouh !!!

Pour terminer sur les petits trucs introuvables dans les pays occidentaux : 1) une interdiction de durian à l’entrée d’un hôtel (PS : je commence à trouver le durian bon !!! En fait, c’est un fruit qui sent très fort pour ne pas dire qu’il pue. En gros, il y a 2 clans : les fans qui pourraient en manger des kilos non stop, puis ceux qui courent se cacher à 150 km pour ne sentir le parfum du fruit et sont pas loin de tourner de l’œil dès qu’ils passent à côté d’un stand… Je suis en train de changer de clan : signe que c’est le temps que je rentre – avant de devenir une vraie fille du bled… Je viens même de m’acheter de la crème whitening J). 2) une interdiction de mettre ses pieds sur les bords des toilettes… Enigmatique, hein ? En fait, certaines personnes ont l’habitude des toilettes turques, aussi montent-elle sur le rebord des toilettes pour se mettre dans une position à la turque… You got it ?! Trop fort, huh !!!  



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Publié à 01:50, le 31/03/2008, Bangkok
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Sans titre 1 – Saigon, dimanche 2 mars

Il y a une semaine, je tremblais de froid dans le vent de Danang… Là, je m’endors à moitié dans la chaleur d’un dimanche après-midi à Ho Chi Minh Ville, fatiguée également par mon passage éclair à Phnom Penh en milieu de semaine… 

J’ai conclu mon premier séjour à Danang par une tournée des spots touristiques :  

 

 

Les montagnes de marbre i.e. des centaines de marche pour visiter des pagodes et des sculptures de Bouddha creusées dans des grottes, puis des centaines de vendeurs d’objets en pierre, du bracelet aux statues de lions géantes en passant par les vases de 2 mètres. Je ne me fais définitivement pas aux rabatteurs « Achetez-moi s’il vous plaît un bracelet, j’en ai de toutes les couleurs, ils sont très beaux…». J’ai l’impression d’être agressée !!!

 

Hoi An, une vieille ville historique avec des petites maisons et boutiques en bois. J’ai eu d’abord l’occasion de visiter Hoi An le soir du 15 du mois lunaire où la ville n’est éclairée que par des lanternes traditionnelles : beaucoup de charme. Aussi, ai-je été déçue lorsque j’ai découvert la ville en plein jour… Encore une fois, le business a pris le dessus : je ne retiens de Hoi An que les innombrables boutiques de fringues en soie destinées aux touristes (les prix non indiqués sont en dollars)… Trop de fringues tuent la fringue : vous ne me croirez pas mais je n’ai rien acheté, même pas une écharpe ou un petit top !!! Bon, je ne promets qu’à mon prochain passage, je ne dévalise pas tout… (PS : j’ai retrouvé Maman samedi soir, elle était alors de passage à Danang, étape de son long voyage ici cf. photo) 

Dimanche 23h : je goûte à nouveau à la douce chaleur du sud… Je n’arrive toujours pas à comprendre pourquoi un 24° à Danang équivaut à manteau + écharpe + gants alors qu’un 26° à Saigon c’est débardeur ???  

 

 

Quelques jours de taf à Saigon et je prends mon ami le bus pour Phnom Penh. Je bats des records : 8h pour faire le trajet !!! Ma voisine de bus me fait goûter des graines de lotus fraîches (i.e. le truc vert en photo contient des grosses graines qui doivent être décortiquées et qui ont le goût de noisette en moins bon…) 

 

 

 

 

 

Je retrouve Phnom Penh et le CIST, avec quelques nouvelles têtes… Le hasard du calendrier fait que je suis à Phnom Penh pour la big party donnée pour fêter la première bougie du petit Valentin, le neveu de Thavy (la femme d’Alain, chez qui je loge chaque fois que je passe à PP). Vendredi soir, Long Beach Plaza, 300 invités !!! La fête selon les cambodgiens : toutes les femmes sont en robe de soirée, après avoir passé l’après-midi chez le coiffeur et le maquilleur !!! Euh, oui, c’est pour l’anniversaire d’un bébé !!!  Pour la petite anecdote : mes adorables amis m’ont jeté à l’eau, en robe de soirée J Rafraîchissant !!!

NB : je portais une robe de soirée prêtée par Thavy, je n’ai pas trop prévu ce type de vêtement dans ma garde robe pour les 6 mois en Asie…  

 

 

 

 

 

Arrivée hier soir à Saigon… Aujourd’hui je reprends des forces pour la suite qui s’annonce sportive : quelques RDV à Hanoi suivis d’un week-end à Sapa, un week-end à Phu Quoc (NB : Nathalie G venant me rendre visite, j’en profite pour faire un peu de tourisme avec elle), fin du mois à Bangkok et à Singapour pour aller voir mon frérot… Début d’avril sur les rotules lol !!! Dans la série, je vous dégoûte par mes voyages : a y est, ai pris mes billets pour l’Australie… Sydney, Melbourne, Brisbane, Cairns, avec la petite Linou !!! Vivement juin, yeaaaaaaaaah !!!!



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Publié à 01:39, le 2/03/2008, Saïgon
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Danaaaaang – Danang, samedi 23 février

Je reviens de la visite d’un centre pour vagabonds sans famille et d’un asile pour personnes démunies handicapées mentales… Gros électrochoc !  

 

Pour sécuriser la ville, la municipalité de Danang a mis en place il y a 4 ans un système de « nettoyage » : tout citoyen qui rencontre un mendiant, un vagabond, un drogué… est appelé à téléphoner les services sociaux, en échange d’une récompense de 200 000 Dongs, soit 10 euros. Toutes les personnes récupérées sont internées dans un centre dédié. Les familles peuvent venir les récupérer, celles sans famille sont gardées. J’ai donc visité ce matin ce fameux centre, un peu à l’écart de la ville : personnes âgées, handicapés moteur, orphelins (une crèche de 12 bébés de moins d’un an abandonnés)… Elles sont logées, nourries… Je ne sais que penser de cette Cour des Miracles : voir tant de misère concentrée dans un même espace est difficile à digérer… C’est là que je réalise que depuis 5 jours que je suis à Danang, je n’ai rencontré aucun mendiant dans la rue : ils sont tous dans ce centre ! J’en ai encore des frissons 5 heures plus tard, tranquille à taper sur mon ordi…  

 

La visite devient encore plus ardue lorsqu’ils m’emmènent dans l’ensemble de bâtiments à côté : un asile pour handicapés mentaux… 280 hommes, 55 femmes, une vingtaine d’internés avec des défections graves donc en cellule individuelle. « Cela fait 6 mois que je suis dans cette prison, sortez-moi s’il vous plaît de là » crie un des malades… Un asile n’est jamais un endroit où l’on se sent confortable mais quand il s’agit d’un asile social dans un pays en voie de développement, c’est encore plus difficile. Ce sont des femmes et des hommes qui vagabondaient dans les rues de Danang ou encore qui ont été remis par leur famille n’ayant plus les moyens de les prendre en charge.  

 

Une pensée pour ces dizaines de visages attroupés et collés au grillage qui nous séparait demandant quelques billets… ces gens enfermés dans une cellule dans laquelle ils dorment, mangent, font leurs besoins, glacée en hiver (seul un grillage sert d’ouverture vers le monde) brûlante en été…  

 

Ce que la ville de Danang a réalisé est tout à fait louable : offrir un toit, trois repas et des soins à des personnes qui n’avaient rien, dans la limite de leurs moyens. Les conditions dans lesquelles vivent ces gens restent difficiles et je suis simplement encore sous le choc de voir tant de souffrance réunie en un même lieu : abandon, vieillesse, handicap physique et mental, maladie… 

 

Une dernière pensée pour ce petit bébé aux grands yeux qui pleurait et réclamait simplement deux bras pour le porter, un peu de chaleur humaine…  

 

Cette visite conclut ma première semaine d’étude à Danang qui fut un peu difficile : au-delà des conditions météorologiques (il fait moche et froid ici), j’ai été confrontée au choc culturel, à la méfiance, aux limites de la malhonnêteté… Je repense aux jeunes et à la chance que ce projet représente pour eux et je me remotive !  

 

Lourdeur administrative : toute réunion se termine par « bien sûr, cela doit être validé par là-haut »Volonté de vous extorquer : « la scolarité d’un étudiant coûte 500 USD, vous nous les verser et on s’occupe de tout »Limite intellectuelle à comprendre ce qu’est une étude de marché et sans gêne : [moi] « je viens pour une étude de faisabilité pour notre projet etc…» [eux] « vous pouvez nous envoyer 30 ordis, des neufs hein pas des pourris puis nous donner aussi qqs milliers de dollars… vous voulez bien signer un papier » NO WAY !!!

Bon, cette réunion a été la pire, ils ne voulaient pas me laisser partir sans avoir signé une promesse de dons : les oufs !!!  

 

Aucune ouverture d’esprit et aucune ambition : « votre projet est impossible, on ne peut pas former des jeunes comme ça en 2 ans ». Il faut comprendre « votre modèle est nul parce qu’on ne peut pas s’en mettre dans les poches donc ça ne nous va pas »

 

Suspicion extrême : « vous êtes sûre que vous ne travaillez pas pour Accenture » (une boîte d’IT qui a peur d’être espionnée), « qui me dit que vous travaillez pour Passerelles Numériques, c’est facile de falsifier une carte de visite »

 

Ruse de sioux : « je vais vous aider, sans rien vous demander en échange »… Un jour plus tard « je viens de pense à une situation win-win : vous pouvez me donner quelques contacts parmi vos sponsors… haha, comment je n’y ai pas pensé plus tôt »

Conclusion : ça forge !!!  

 

Bon, demain, je rentre au chaud dans le sud, chez les gentils ! Un peu de géo du Vietnam : je suis originaire du Vietnam du sud, parlant avec un accent du sud mélangé à un accent français… Hihi, je fais partie des Marseillais d’ici !!! Ils ont une image de bons vivants dépensiers… Ceux du centre sont des bosseurs pas chanceux (ils ont droit à toutes les inondations et autres tempêtes) avec un accent incompréhensible (notamment les gens de Hue, je suis incapable de comprendre un mot)… Ceux du nord parlent a priori le vietnamien le plus correct et sont connus pour être des fourmis travailleuses et sachant épargner mais également des filous (c’est un guide du nord qui a lui-même décrit son peuple ainsi, et j’ai vérifié : ils essayent toujours de vous arnaquer) ! J’ai été un peu dure dans ce post avec ce pays que j’adore mais il est connu que rien n’est parfait !                   



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Publié à 03:24, le 28/02/2008,
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Coming back, I’m still alive !!! – Saigon, mardi 19 février

Il est 9h du mat’, je suis dans le coffee shop de l’aéroport de Saigon / terminal des vols domestiques. J’attends mon vol pour Danang, non loin de 3 bonhommes de type caucasien qui ont commandé des bières !!! Je me contente de mon Ca Phe Da (café glacé) qui ne fait pas effet pour le moment, j’ai toujours les paupières très très lourdes !  

 

Bon, ok, cela fait quelques semaines que je n’ai pas mis à jour mes petites aventures. Je m’étais arrêtée à la baie d’Halong qui aurait été formée par les perles jetées par un Dragon pour tuer les pirates de la baie… Le séjour à Hanoi aura été charmant, mais le temps ne nous a pas permis d’en profiter un maximum… Spécial dédicace à l’architecture locale, un drôle de mélange entre du baroque, du gréco-romain et du Disneyland… 

 

Deux heures de vols plein sud et nous avons retrouvé le soleil, avec un minimum syndical de 30°, au grand bonheur de Lili la petite Norvégienne ;). Visite donc de la ville de Saigon, renommée aujourd’hui Ho Chi Minh Ville depuis la réunification du pays en 1975 : pagodes, cathédrales, temples hindous, mosquées, palais de l’indépendance (i.e. l’ancien palais présidentiel), marchés, nouveaux quartiers aux constructions bien occidentales…  

 

 

Puis surtout expérience du Têt : une ville désertée par ses habitants retournés en province pour fêter le nouvel an en famille, ce qui n’est pas désagréable au niveau de la circulation, en revanche, il devient plus difficile de trouver marchés et restos ouverts. En revanche, festivités le soir dans les rues du centre : concerts, promenades... Sinon les pagodes sont bondées de personnes venues chercher du Good Luck pour l’année du Rat (Mau Ty) qui commence : impressionnant. D’autant plus que j’ai embarqué Lili dans une tournée de visites des pagodes : 12h, 10 pagodes, 28 cars, bref 150 mamies qui se pressent pour prier devant les statues de Bouddha… Une expérience unique…  

 

Quoique notre voyage à Mui Ne qui a suivi était pas mal non dans le genre expérience originale !!! Mui Ne, une station balnéaire non loin de la ville de Phan Thiet connue pour ses sauces de saumure de poisson et ses fruits du dragon, à 200 km au nord de Saigon soit 6h de car (hihi !!!). Un peu overbookée avant l’arrivée de Lili, j’ai opté pour la solution de facilité : un tour organisé par des locaux… Au pays du kitsch, nous avons goûté au kitschissime et au mauvais goût…  

Notre guide : adorable jeune homme prénommé Duc, qui a raté une carrière à la Star Ac et repasse ses castings dans le bus, si jamais un touriste était un méga producteur… Avec un départ à 5h du mat’, je n’avais qu’une envie : dormir ! Voilà, en pleine forme, le guide s’est mis à poser des quizz puis à pousser la chansonnette !!! Sans commentaire, peut être qu’il devrait juste éviter les aigus !!!  

Notre chauffeur : monsieur tête en l’air, il a oublié plusieurs fois de s’arrêter à notre hôtel pour finir par faire demi-tour quelques centaines de mètres plus loin… Surtout, le jour du retour, il est reparti sans le guide et ne s’est arrêté qu’au bout de 500 mètres quand tout le monde criait « le guide n’est pas dans le bus » (je vous évite la version originale en Viet) 

Nos compagnons de voyage : des relous qui préfèrent manger que visiter et qui ont voulu remettre en cause tout le programme… Bref, on n’est pas au pays de la discipline, d’ailleurs la notion de faire la queue fait partie du domaine du conceptuel : pour modifier un billet d’avion au comptoir de Vietnam Airlines, la règle est de jouer des coudes, écraser les pieds des voisins, crier plus fort sa demande et plaquer son billet sous le nez de la pauvre hôtesse… 

Notre hôtel : le summum du voyage !!! Les photos parlent d’elles-mêmes : colonnes gréco-romaines, lustres Belle époque, fauteuils taillés dans des troncs d’arbre, tabouret en marbre, papillons sous cadre, nature mortes, monstres grenouilles, tableaux de coquillages, bar en forme de champi… Bref hallucinant !!!  Si jamais vous avez l’occase de passer un jour à Mui Ne, visiter l’hôtel Vinh Suong !!!  

Nos voisins de chambre : Mui Ne, destination adorée des… Russes !!! Bizarre impression d’être dans une station balnéaire pour Russes. On entendait parler russe à tous les coins de rue, certaines boutiques avaient leurs écriteaux en russe…  

Sinon, la plage est très belle, la mer agréable quand il n’y a pas trop de vent : le premier jour, la force du vent rendait la baignade difficile au grand bonheur par contre des fans de kite surf…  

Mui Ne étant construit sur des dunes de sable, nous avons pu profiter de paysages désertiques assez impressionnants…

Après Mui Ne, retour à Saigon pour les derniers achats de Lili… Elle part le 12/2 au soir, Maman arrive le 13/2 au matin ! Week-ends bien chargés en perspective (oui, là j’ai repris le boulot, je ne peux pas trop prendre des vacances chaque fois que quelqu’un me rend visite) : premier week-end ensemble à Chau Doc, dans le delta du Mékong, squat chez une amie de Maman championne de tennis qui partait à l’entraînement tous les matins à 4h et qui vit dans une ruelle où tout le monde et toutes les maisons sont complètement ouvertes… L’impression de s’immiscer dans la vie des habitants de la petite ruelle 

Beaucoup de pagodes dont une dans les hauteurs qui il y a encore quelques années n’était accessible qu’à pied (plus de 2h de marche), aujourd’hui une industrie de 4x4-taxis gèrent la montée et la descente des visiteurs…  

A goûter : les Thot Not, des espèces de noix de coco qui poussent également en hauteur, des fleurs on récolte un jus bien meilleur que le jus de coco et des fruits, on récupère le cœur transparent et frais…  Sinon, Chau Doc est connu pour ses saumures de poisson : berk !!!  

 

 

Voyage aller de nuit qui mérite également d’être noté : 23h, j’embarque dans un minibus avec un groupe de personnes se rendant à Chau Doc pour aller au Chua Ba i.e. un temple dédié à une figure féminine qui apparemment réalise vos vœux les plus chers notamment en terme de business ! Donc ce groupe très bruyant qui avait mis au max le volume de leur musik player sur Noumanoumayé (oui, le truc des Roumains) à 2h du mat (j’adooooooore :s) allait demander au temple les bons numéros à jouer au loto !!!  

 

Allez, j’embarque            



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Publié à 03:19, le 28/02/2008, Saïgon
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La légende du Dragon – Baie d’Ha Long, dimanche 3 février

Il fait nuit. Dehors les lanternes rappellent les autres jonques reposant dans la baie, les grandes ombres laissent deviner les innombrables reliefs karstiques… Je vous écris de la baie d’Ha Long, sur une jonque perdue au milieu de rochers mystérieux (toujours sur Word, le wifi n’ayant pas encore été installé sur la baie…) 

 

Sur le pont, un couple de Québécois apprend aux guides vietnamiens des chansons (et inversement), j’ai préféré la chaleur de la cabine chauffée à 30°: ils prévoient 7° cette nuit, en effet, j’ai la chance d’apprécier une vague de froid exceptionnelle… Il fait environ 8-9°, un temps inhabituellement froid… Cela est d’autant plus insupportable que le froid ici est humide et quelque soit le nombre d’épaisseurs portées, il pénètre à l’intérieur et vous glace !!! Brrr… 

 

La découverte de la baie d’Ha Long est magique (à perte de vue ces formations de calcaire semblant surgir de l’eau), kitsch (visite de la 2nde plus grande grotte au Vietnam aux éclairages funky et au pénis de dragon mémorable), sportive (420 marches pour profiter de THE vue sur la baie)… 

La journée de demain s’annonce tout aussi belle avec une ballade en barque jusque dans une lagune !  

 

Pour le petit update, cela fait 3 jours que je suis à Hanoi, juste après avoir récupéré Lili (une de mes colloc à Lyon pour ceux qui ne la connaissent pas – banquière à Oslo) à l’aéroport de Saigon. Au-delà du froid glacial qui rend par exemple les trajets en moto-taxi très désagréables, la ville que je découvre pour la première fois a beaucoup de charme – bien plus que sa rivale du sud ! Logée de plus dans le vieux quartier, je profite de l’animation quotidienne pré-Têt (nouvel an sino-vietnamien le 7/2) : impossible de flâner tranquillement, les motos et les piétons locaux se bousculent devant les étalages très colorés pour effectuer leurs derniers achats pour le Têt ! 

 

 

Au programme :  

 

RDV avec un directeur d’un laboratoire de technologie de l’information à l’Institut Polytechnique de Hanoi (oui, je profite de ce petit voyage perso pour bosser…le développement du Vietnam en terme de formation de haut niveau – 3ième cycle – est impressionnant) 

 

Intéressante visite du musée de l’ethnologie malgré le froid (j’ai fait le trajet en moto-taxi sous la pluie) qui comporte une partie couverte (description des différentes minorités qui habitent le Vietnam) et un jardin où ont été reproduites des habitations traditionnelles : maison communale et statues pour la cérémonie d’abandon du tombeau…  Spectacle de marionnettes sur l’eau divertissant 

 

 

Visite du mausolée de Ho Chi Minh, qui a été « momifié » alors qu’il avait émis le vœu d’être incinéré. Le protocole est très strict : pas de sac à dos, appareil photo, téléphone, casquette, short… Il y a un garde tous les 3 mètres le long du parcours qui passe devant le nommé Bac Ho – gardé de prêt par 4 soldats + 4 autres plus loin dans la salle 

 

 

Séance de shooting photo de la pagode à un pilier, très charmante 

 

Visite du Temple de la littérature dédié à Confucius Et envoûtement par le charme de la vie locale que j’ai pu découvrir en me baladant à pied (projet quasi-impossible à Saigon avec la chaleur insoutenable et les distances)... Malheureusement, ce charme est rapidement rompu par les chauffeurs de moto-taxi ou vendeurs de tout genre qui pratiquent des prix exorbitants quasi non négociables (pas non plus très envie de négocier quand on a atteint la 4ième dimension du prix réel)…

Heureusement, les professionnels du tourisme eux savent rendre le séjour plus agréable…     

 

 



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Publié à 06:55, le 10/02/2008, Baie d'Halong
Mots clefs : Halong


La recette du bonheur – Phnom Penh, mercredi 30 janvier

Dernières heures à Phnom Penh, avant de prendre mon meilleur ami le bus pour Ho Chi Minh Ville. Dommage qu’ils ne fassent pas de carte Fréquence Plus sur les trajets Phnom Penh – Saigon, j’aurais été une cliente en or !!! J’en suis à connaître les meilleurs sièges à occuper en fonction du sens du trajet et de l’heure du voyage (pour ne pas avoir le soleil tapant de l’après-midi dans les yeux…). Pas le temps de me poser tranquillement à Saigon puisque je pars demain soir pour Hanoi, après avoir récupéré Lili (venant tout droit d’Oslo !!!) à l’aéroport… Et je pars avec mon ordi ;)  parce que, contrairement à ceux que vous pensez tous, j’ai du boulot et des deadlines !!! Petit Business Case « Sauvons les Philippines » (il faut savoir être ambitieux) en top priorité sur ma to-do liste…  

 

Je profite de ce post pour mettre à jour les 10 derniers jours pendant lesquels, sous l’eau avec un document projet et un executive summary (oui, j’ai toujours un boulot de consultant à produire des présentations Power Point), je n’ai pas pu prendre le temps d’écrire pour mon blog…  

 

J’ai eu une nouvelle compagne de voyage, Niki, volontaire Accenture à Phnom Penh pour 2 semaines : super sympa et bien marrante (Niki, si tu me lis…). Non seulement compagne de voyage, Niki a été également une compagne de shopping (à 2, on a vidé le stock de T-shirts d’une boutique associative i.e. c’était pour la bonne cause), de dîner (vive la cuisine khmère végétarienne, j’ai enfin mon bonheur culinaire ici), de massage (2h15 de bain aux pétales de rose / massage aromathérapique / soin du visage après le boulot, suivi d’un bon resto >>> RECETTE DU BONHEUR), de fou-rires (on a réussi à trouver un chauffeur de tuk-tuk trop cool qui acceptait tranquillement les prix que nous proposions mais qui en revanche ne parlait pas un mot d’anglais et  qui ne connaissait pas la ville : j’expliquais en anglais au téléphone à un de ses potes qui lui retraduisait toujours par téléphone, les trajets duraient 45 minutes au lieu de 15, le temps de faire un très long détour)…  

 

 

Puis, comme si je n’en profitais pas assez à Phnom Penh en semaine, je me suis laissée tenter à suivre quelques autres Français à Kep, petite station balnéaire à 4h de bus de Phnom Penh… Au programme : plage (sur l’Ile des Lapins, qui tient son nom de sa forme) et glande ! 

Avec Niki, nous avons voulu nous faire plaisir et sommes descendus dans une des plus belles guest houses de Kep : la Véranda qui bénéficie d’une vue imprenable sur la mer… Puis, comme il ne restait plus de chambres standards disponibles, nous n’avons eu de choix que de réserver la suite (35 dollars la nuit par personne : raisonnable !)…  

 

Nous en avons également profité pour visiter le marché local… 

 

 

 

Le retour sur Phnom Penh m’a rappelé qu’il faut rester vigilant en Asie, que ce soit au Cambodge, au Vietnam ou encore aux Philippines… Alors que nous étions sur un tuk-tuk (rappel : une carriole tirée par une moto) qui est le taxi local et apparaît pourtant comme un moyen plus sûr que le moto-taxi, une moto est passée tout prêt et a tenté d’arracher la chaîne en or de Niki : plus de peur que de mal, la chaîne s’est brisée et ai tombé dans les mains de Niki… Voilà pourquoi il est préférable de ne jamais porter aucun bijou et éviter d’avoir un sac (tout dans les poches).  

Pour terminer sur une note plus fun (j’aime bien) : déjà, je ne me suis toujours pas mise à l’option riz ou nouilles le matin au petit déj !!! Depuis plus d’une semaine, je m’arrête à la boulangerie avant d’arriver au bureau pour prendre la même brioche (classique comme celle que nous connaissons en France une valeur sûre)… Ce matin-là, Niki s’y attèle… Arrivées au CIST, nous découpons la brioche qui, surprise est devenue… VERTE !!! ;))) Je vous laisse imaginer notre tête quand nous avons découvert notre petit déjeuner vert fluo, qui s’est avéré être un simple colorant…



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Publié à 05:29, le 10/02/2008, Phnom Penh
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Pit Senor – Manille, dimanche 20 janvier

A y est, les 10 jours aux Philippines se sont écoulés… Et j’attends patiemment mon avion pour Ho Chi Minh Ville dans le terminal 2 de Manille. L’histoire du terminal (sinon les transferts ne seraient pas drôles !). J’atterris à l’aéroport domestique cheap et attends le fameux shuttle dont je n’aurais finalement pas eu l’occasion de faire la connaissance, car au bout d’une demi-heure j’opte pour le taxi qui m’amène à l’aéroport international Terminal – après que je lui ai précisé que je voyageais avec Philippines Airlines… J’essaie de rentrer dans l’aéroport et le monsieur de la sécurité me dit « it’s the wrong terminal, you have to go to terminal 2 ». Re-taxi pour le terminal 2 cette fois-ci… En fait, Philippines Airlines a son propre terminal i.e. 3 terminaux à Manille et un shuttle fantôme : hehe, I liked it !!! Oui, je viens de passer 10 jours en mode « English speaking » et ai limite envie d’écrire ce post en anglais ;) 

 

Ai embarqué, dormi, mangé et maintenant écris de la place 6F du vol PR597… Ci-dessous la vue du hublot (ok, c’est vraiment pour mettre une photo) 

J’ai passé un excellent séjour à Cebu ! Au-delà du fait de vivre dans l’un des plus beaux 5 étoiles de la ville – la facture du check-out ce matin a fait mal (PS : non prise par Accenture, je suis en pro-bono)… J’ai surtout rencontré plein de personnes sympas et n’ai pas eu le temps de m’ennuyer. Merci surtout à Flo, Jeanne et Anthony qui m’ont fait découvrir :

-          Les restaurants de la ville (les meilleurs sont dans des petites ruelles sans aucun panneau qui se font connaître par le bouche à oreille)

-          Les bons plans du week-end (bohol, bohol, bohol !!!)

-          Ou encore les divas locales (la Céline Dion locale a chanté hier dans mon hôtel, l’occasion de réécouter des vieilles chansons américaines d’amour genre karaoké et des chansons destinées au Christ… Texto : « Since I know our savior, Jesus Christ, I live in joy and happiness. I would to thank our savior with the next song… God bless you !») 

 

Le seul point noir est le nombre d’heures que j’ai passé dans les taxis, pendant les bouchons – le pire étant les fois où les chauffeurs souhaitent passer par un raccourci i.e. des routes en assez mauvais états alors qu’ils on revendus les amortisseurs de leur véhicule, avec la clim et les poignées pour descendre les vitres… Disons que je n’arrivais pas toujours en pleine forme à mes rendez-vous… Sans compter la galère pour trouver les lieux surtout que les noms des rues changent tout le temps : la rue Maxilom i.e. ce qu’il y a sur les panneaux est la Mango Avenue i.e. l’adresse qu’on me donne (à quand le GPS dans les taxis !!!) 

 

Je suis d’ailleurs en train de manquer l’événement de Cebu : ce week-end était celui du Sinulog Festival. Avec la journée du samedi consacrée à la procession donc plutôt religieuse et celle du dimanche à la fiesta. Arf, je suis un peu dégoûtée de louper le carnaval mais bon, faut que je sois début de semaine au Cambodge (« copil » et conf call avec la France ! I like my job !!!)… Surtout qu’Accenture a un char qui va défiler avec des Accenturiens dessus en polo vert pomme et casquettes qui vont « kiffer la vibe » : si, si !!! On est loin du sérieux costard noir / gris / bleu marine + chemise rayée + cravate bleue de Paris !!! Déjà, j’ai l’impression qu’il y a énormément de gays (Cf. la photo de mes compagnons Accenture, des 3 gars, je crois qu’aucun n’est straight ou alors ils ont une part féminine très développée). Mais bon, je n’ai jamais vu autant de transsexuels, dont pas mal d’ados !!! Un pays ultra catholique où se côtoient les jeunes filles ne savent pas « comment qu’on les bébés » et les transsexuels (certains sont magnifiques et d’autres, des poilus avec un sac à main : moins classe) 

Sinon, j’ai tout de même pu assister à la procession (une procession de parapluies), les pieds plein de boue, sous la pluie !!! Enormément de monde, avec des cierges ou des représentations de Santo Nino, en costume traditionnel ou en Nike Air…) : des seniors, des jeunes, des moins jeunes, des mômes et même des bébés en landau, des infirmières « déguisées » en infirmières ! Certains priaient, d’autres lisaient le journal…  La procession part de la cathédrale Santo Nino et véhicule à travers la ville la statue de Santo Nino (du moins une copie, la vraie venant d’Espagne est précieusement conservée). Le cortège avec la statue s’est arrêté quelques minutes devant nous (grande classe) : cortège composé de représentants religieux et de militaires !!! Oui, c’est un drôle de mélange à voir… Sans l’avoir choisi, j’ai eu droit à mon cierge aussi… On a attendu la fin de la messe diffusée dans toutes les langues et les dialectes par des hauts parleurs dans la rue : elle s’est terminée par une chanson en Cebuano où les gens agitent une main au-dessus de leur tête pendant les refrains (trop marrant, j’étais avec une nana de Manille qui parle le tagalog et pas le dialecte de Cebu, et elle comprenait autant de mots que moi : c’est comme si à Lyon, je ne pouvais pas communiquer avec les Lyonnais à moins de rencontrer un Lyonnais parlant parisien ou alors en anglais !!!).  

Je terminerai par une petite note sur la drague philippine : entre les chauffeurs de taxi, le personnel au sol de l’aéroport… Quel bonheur d’être une jeune femme avec la peau pas trop mate (oui, c’est un critère de beauté asiatique) voyageant seule avec le mystère de l’étranger !!! J’ai ainsi eu plusieurs maris imaginaires, parfois coréen (oui, je passais pour coréenne ici : why not…), parfois français ou australien et parfois jusqu’à 4 enfants : le seul moyen de les calmer !!! Allez, le Vietnam est visible du hublot, time to shut the laptop down !



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Publié à 11:41, le 29/01/2008, Manille
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La dure vie aux Philippines / la seconde vie des blagues Carambar – Cebu, lundi 14 janvier

Déjà pour répondre à mes propres questions du dernier post : les Etats-Unis ont un budget assez conséquent pour la lutte anti-terroriste aux Philippines qui par ailleurs est le second pays, après l’Irak, où le plus de journalistes sont assassinés… Sympa !!! Donc, tous ces contrôles sont le plan Vigipirate local… 

 

Rien à voir, histoire de faire une transition un peu brutale : j’ouvre hier un paquet de Pringles… C’est bizarre, le centre des chips est bleu-vert !!! A y est, je me suis faite avoir, j’ai acheté des chips moisies… Et non, surprise : après les blagues Carambar, les devinettes Pringles avec chips dédicacées s’il vous plaît (par un pilote de F1 car c’est sur le thème de la Pole Position) !  

Revenons sur mon week-end aux Philippines…

 

Il commence vendredi soir par une soirée avec des Accenturiens : le senior manager du bureau de Cebu et un couple, Madamae Peoplesoft et Monsieur SAP (it’s not a joke !!!)… Très sympa… Par ailleurs, le carnaval a un peu commencé et dans le super mall Ayala, certains employés sont déguisés et dansent au son des percus… Bien sûr, le tout pour attirer les gens autour des stands de T-shirts siglés « Sinulog Festival »…

Samedi matin, réveil tranquille…

10h30 – Taxi11h15 – Pier 4

11h17 – Achat d’un aller-retour pour Bohol avec Super Cat

11h45 – Dans la salle d’attente, je me tape la discute avec une maman qui vient de Davao12h00 – Embarquement sur le Super Cat14h00 – Arrivée à Bohol et là… 

Découverte de l’île et de ses cascades sur la moto de Jeanne, une française qui travaille dans le développement… Et surtout apéro dans une magnifique paillote avec une vue à vous couper le souffle : coucher de soleil sur les barques de pêcheurs, avec les maisons sur pilotis sur la droite et les montagnes sur la gauche… Désolée, je n’avais pas mon appareil photo avec moi à ce moment-là… :sSoirée sympa chez des amis de Jeanne, Myriam en Sébastien, volontaires sur l’île de Bohol depuis 2 ans…Dimanche : playa…. Et pas n’importe laquelle… 

Malheureusement, le temps n’est pas de la partie dans la matinée… Le ciel se découvre dans l’après midi et surtout sur le coup de 16h, alors qu’on se fait masser sur la plage !!! Trop bien, à part que l’effet « peeling » des grains de sable pendant le massage n’est pas très agréable (au départ, je pensais que la masseuse avaient les mains rugueuses, ce qui est plutôt ballot pour une masseuse…). C’est dommage mais je ne me suis pas très bien organisée, l’île est un super spot de plongée !  

 

17h : le temps passe trop vite, et il est déjà temps de reprendre la moto jusqu’au port pour choper le dernier bateau pour retourner en ville… Argh, le bonheur absolu d’un week-end passé dans un cadre paradisiaque, une coupure irréaliste… Si un jour, vous avez envie de vivre d’amour et d’eau fraîche sur une île, pensez à Bohol dont la richesse est extraordinaire ! Je n’ai rien vue des rizières en terrasses, des « Chocolate Hills » i.e. quelques mille collines recouvertes de végétation qui prend une couleur chocolat en été, des plages sauvages, des barrières de corail… J’arrête ici le supplice !  

 

J’ai par ailleurs eu la chance de rencontrer les rares volontaires français de Cebu qui sont tous très sympas !!!  

 

Petit aparté : j’ai enfin testé le jeepney aujourd’hui i.e. le moyen de transport local ! A l’arrière, il y un rabatteur qui annonce la direction du véhicule… Les gens montent par l’arrière… Et quand ils veulent s’arrêter, ils frappent avec les pièces de la course (6 pesos soit 0,15 USD) sur la barre en métal qui parcourt le plafond du jeepney… Excellent ce petit trajet local, mais loin d’être le moyen de transport le plus rapide car il s’arrête un peu tous les 5 mètres en fonction des besoins des passagers (il n’y a pas d’arrêt marqué)… Et surtout les jeepney ajoutent de la gaieté aux rues de Cebu par la richesse de leurs couleurs, de leurs tags et autres accessoires de décoration (plumes roses) parfois un peu trop tuning (feux et ailerons) : potentiel pour une expo photo – pour ma part, je n’ai pas encore réussi à prendre les meilleurs !!! 

 



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Publié à 03:03, le 24/01/2008, Cebu City
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Premiers jours à Cebu – Jeudi 10 janvier

La ville : aucune impression d’être en Asie, je ne sais pas pourquoi je pense à l’Amérique Latine, peut être parce que je sens une forte culture latine dans un pays en voie développement… De nombreuses églises, des inscriptions « In God we trust » sur les murs, des jeepney (des mini-bus) multicolores, des banderoles annonçant le carnaval (Sinolyg Festival). Très franchement, la ville – pour ce que j’en ai vu en 2 jours – n’a pas beaucoup de charme… De nombreuses petites maisons basses sans prétention et de temps à autres de hauts buildings (hôtels et bureaux) sans transition, sans harmonie, Cf. la vue de ma chambre d’hôtel : imaginez à côté de ces maisons un building flambant neuf de 25 étages… Bref, c’est moche !!! Apparemment, il faut sortir de la ville pour savourer le charme des Philippines (à méditer pour ce week-end)

 

 

 

Le temps : pourri, no comment !!! 

 

 

 

Les gens : très accueillants… Tout d’abord, Florence, une française d’origine viet (hihi), qui bosse pour une ONG française Enfants d’Asie, i.e. celle sponsorisée par Charlotte de Turckheim… La vie d’expat ou volontaire ici n’a pas l’air aussi fun qu’au Cambodge… Ensuite, les Accenturiens (et oui, j’ai retrouvé la « smala ») : je suis allée au bureau d’Accenture hier, super accueil pour le projet… Comme ils viennent d’ouvrir le bureau et vise à recruter 800 personnes en 2008 (oui, 800), ils communiquent énormément pour faire connaître Accenture à Cebu (la firme est connue à Manille mais pas ici)… Par exemple, il y aura un char Accenture pendant la parade dimanche… Dommage, je ne serai a priori pas là, je pars dimanche matin…  Mais j’aurai adoré voir des Accenturiens bariolés dansant sur le char Accenture !!! En voilà, une mission pour aujourd’hui, envisager avec Amex la modif (argh !!!). Sinon, ils m’ont proposé de bosser dans les bureaux Accenture : trop cool, je vais Internet (NB : je suis en fait en train d’écrire mon post sur Word de ma chambre d’hôtel avec Diam’s en fond musical)… Puis, de façon plus générale les Philippins !  

 

 

 

Les taxis : il était une fois une jeune franco-viet débarquant pour la première fois à Cebu, et ayant des RDV un peu partout en ville… elle entre dans un taxi et montre l’adresse enregistrée sur son téléphone qui se synchronise avec son agenda Outlook… et là, elle se rend qu’elle a besoin d’un 6ième sens pour indiquer le chemin au taxi… Donc, comme je n’ai pas le plan de Cebu dans mon GPS intégré, sachant qu’il n’existe pas de plan détaillé de la ville (toutes les rues n’ayant pas de nom)… Je m’amuse à refaire les rues en long et en large à essayer de trouver un numéro (les numéros sont rarement indiqués) ou un nom de building… Dans les bouchons de surcroît…  Le budget taxi en devient assez conséquent !  

Allez, time to leave the room and to go to Accenture office (trop marrant d’être passé du jean / pieds nus au tailleur / talons !!!). Photos avant / après !!!  

Internet méga sécurisé chez Accenture : impossible d’accéder au site du blog donc je vais continuer de vous tenir au courant de mes aventures sur Word puis je ferai un gros upload dans 10 jours ou quand je me déciderai sur un coup de folie à payer la connexion Internet de l’hôtel (1500 pesos la journée soit 40 USD !!! Faut que je leur demande parce que ça me paraît complètement irréaliste…) ! 

 

 

 

Revenons sur le chapitre des…

Taxis : Florence m’avait prévenu… Les chauffeurs de taxi ont tendance à demander (du moins quand ils causent) si la jeune fille qui est à l’arrière du véhicule est mariée. Toujours répondre « oui, un mari français / ricain / autre nationalité européenne » et là ils prennent peur. Petite parenthèse : on trouve de nombreux couples mec occidental barbu, gras et surtout blond (les mecs occidentaux se teignent les cheveux en blond parce que cela fait plus « western style ») avec des jeunes philippines qui par ce « mariage » a sauvé sa famille des soucis financiers… Bel objectif pour une jeune fille : trouver un mari étranger riche !!! Parenthèse fermée : dans les grosses stations de taxi genre à la sortie de l’Ayala Center (un des centres commerciaux de la ville, dans lequel on a l’impression d’être aux States ou en France : Lacoste, Guess, Marc & Spencer, Body Shop, Nike, Levi’s voire même Promod et Mango !!!) ou à la sortie de l’hôtel, avant de monter dans le taxi, un gars qui gère la file de taxis remet au client un papier avec un numéro de téléphone et le numéro d’immatriculation du taxi : en cas de problème avec le taxi, il suffit d’appeler la hotline… Je ne préfère pas imaginer pourquoi ils ont mis en place ce système…  

 

 

 

 

 

 

Contrôle de sécurité : toujours en matière de sécurité, je ne sais pas si les Philippins se baladent souvent armés… A l’entrée du Ayala Center, il faut ouvrir son sac, il y a même une entrée avec un portique-détecteur de métaux comme dans les aéroports... Pour rentrer dans le Department Store, il y a une seconde fouille pour vérifier qu’on n’a pas d’armes à feux !!! Sans compter l’entrée de mon hôtel, tout véhicule est arrêté à l’entrée et là 2 à 4 gardes vérifient la licence du chauffeur de taxi et… ouvrent le coffre !!! Ces gardes sont bien armés… Un peu chaud, la première fois, j’ai cru qu’ils allaient me demander de descendre et m’interroger. Je sais que le sud de l’île de Mindanao (au sud de l’île de Cebu donc pas du tout à côté) connaît des conflits : les populations locales musulmanes souhaitent leur indépendance… Il est d’ailleurs déconseillé de s’y rendre à moins d’avoir de vouloir se faire kidnapper… Sinon, ça l’air plutôt secured…   

    



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Publié à 10:49, le 23/01/2008, Cebu City
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On my way to Cebu, Philippines – HCMC, mardi 8 janvier

Je fais actuellement la working girl qui a sorti son portable à l’aéroport, en attendant son avion – bon, à moitié parce que je ne suis pas en tailleur et talons aiguilles dans le Business Lounge (version jean basket dans la salle d’attente commune)…

 

Donc, j’attends mon avion pour les Philippines… Oui, j’en avais marre de juste voyager entre le Vietnam et le Cambodge : lol !!! Direction Cebu, la seconde ville des Philippines après Manille, située dans un ensemble d’îles appelées Visayas… Direction le Marco Polo Plaza, un des plus beaux 5 étoiles de la ville, oui j’ai voulu me plaisir à mes propres frais (gloups… heureusement qu’Accenture a un tarif négocié avec eux). Grande première et gros challenge : je pars pour une terre inconnue, enchaîner des RDV avec des inconnus, notamment des grands pontes, avec pour objectif un Business Plan tout beau (avis aux mauvaises langues qui pensent que je passe 6 mois à glandouiller en Asie ;p)… Je compte sur Florence, Jeanne… (que je n’ai jamais vues et avec qui j’ai juste un peu échangé par mail) pour me faire découvrir la ville… 

 

Je vais bientôt embarquer…

A suivre Suite de l’aventure : pour le goût du risque (et aussi parce que j’ai un budget un peu serré), j’ai opté pour le low cost philippin… Héhé !!! 

 

Arrivée à Manille : on m’explique que l’aéroport dans lequel j’ai atterri est l’aéroport de Philippines Airlines et que je dois donc prendre le free shuttle (i.e. bus) pour aller à l’aéroport pour les vols domestiques notamment gérés par Cebu Pacific Air… Je n’ai jamais vu la tête du bus, car après 30 minutes d’attente dans une chaleur pas possible, je me dis que je vais finir par rater ma correspondance… Donc je chope un taxi… Déjà, il n’y a que des rabatteurs donc les tarifs sont plutôt élevés… 150 pesos soit presque 4 dollars pour une course de 5 minutes !!! Comme je n’ai pas de pesos, je le règle en coupures de 1 dollar : je vous laisse imaginer sa tête… Il n’était pas content (pas facile de changer des coupures de 1 dollar) mais bon…  

 

Alors, l’aéroport pour les vols locaux est… local !!! Il ressemble pas mal à l’aéroport de Beauvais d’il y a 5 ans : c’est à peine si ce ne sont pas des personnes qui poussent les valises jusqu’aux avions… Une taxe d’aéroport genre péage sur les autoroutes (???)… Un contrôle de sécurité où ils te demandent d’enlever tes baskets mais tu peux laisser tes clés dans ton jean (???)… Et là, j’arrive dans un immense hall qui fait office de salle d’attente. Il y a 3 portes : 2, 3 et 4 (je n’ai pas réussi à voir où était la porte 1) et sur mon ticket, il y a écrit « Gate ???»… En fait, les gens attendent que l’avion soit annoncé et que le personnel au sol accroche une pancarte en carton avec le nom de la destination devant la porte d’embarquement !!! L’avion a presqu’une heure de retard : youhou !!! J’ai pu observé tranquillement les philippins qui attendent patiemment en se gavant de donuts et autres spécialités américaines… Pays très catholique, les philippins attendent leur avion auprès de la Vierge Marie…  

Arrivée à Cebu : la c-a-t-a-s-t-r-o-p-h-e !!! Il pleut !!! On se fait vite au soleil tous les jours… Climat insulaire, il pleut au moins une fois par jour... Grosse feinte à la sortie de l’aéroport, il faut monter à l’étage pour retrouver la station de taxi mais en fait, on n’a pas le temps de voir l’escalier que l’on se fait attrapé par des rabatteurs qui font payer un forfait a peu près 50% plus cher… Bien sûr, je n’ai appris tout cela qu’après coup… Bon, ok, j’ai aussi loosé parce que j’aurai dû prendre le temps de demander au Marco Polo un pick-up service… 

 

Arrivée à l’hôtel : dans les hauteurs, dominant la ville, l’hôtel est un peu excentré, la chambre est spacieuse et la vue bien sympa (à gauche, vue sur la ville et au loin la mer ; à droite, vue de la chambre sur les montagnes… Après hésitations (emplacement, tarif etc…), je me décide finalement pour rester les 12 nuits ici… Le tapis de course et la piscine sont des supers arguments – même si avec le temps pourri qu’il fait, je ne suis pas sûre de pouvoir profiter pleinement de leur piscine….



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Publié à 12:46, le 21/01/2008, Cebu City
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Voyage dans le temps vers la période angkorienne – Phnom Penh, mercredi 2 janvier 2008

Déjà : Bonne Année, Sdei Chhnam Thmei (khmer), Chuc Mung Nam Moi (viet)… Pleines de bonnes choses pour 2008 !!!

Je reviens d’un week-end assez magique à Siem Reap, pendant lequel j’ai visité les temples d’Angkor… Le décor : un hôtel bien sympa (bon plan pour une chambre standard dans un bâtiment annexe à un 4 étoiles i.e. prix raisonnable et accès à tous les facilities : piscine, spa, buffet, feu d’artifice le soir du 31 etc…), et un guide chauffeur de tuk-tuk sympa comme tout !

  

Ville touristique, Siem Reap compte également de nombreux restaurants et bars destinés à une clientèle étrangère et qui auraient tout à fait leur place en plein cœur de Paris, Londres ou New York (déco à la Starck, installation de blocs de glace en suspension au milieu d’un bar, restaurant kitsch à souhait avec docteur qui prend votre commande sous forme d’ordonnance et l’infirmière qui vous apporte les plats etc…) :  

 

 

Je garde le meilleur de ce week-end pour la fin : les temples… Témoins d’un prestige lointain : la magnificence, la finesse, la complexité des vestiges angkoriens nous laissent imaginer une riche civilisation et une culture à son apogée il y a 1000 ans. Le spectacle est époustouflant !!! L’architecture des temples est vraiment intéressante mais je vais éviter de vous recopier le guide du National Geographic… Personnellement, les plus impressionnants étaient ceux envahis par les arbres et encore, je n’ai pas vu les temples les plus isolés qui sont complètement submergés par la jungle (destinations désormais inscrits dans ma « to do » list).

  

Bon tout n’est pas magique : je suis revenue cernée !!! Les départs se font à l’aube voire avant le lever du soleil pour éviter l’afflux des cars de touristes (dure vie de vacanciers)… Non, plus sérieusement, je pense surtout aux enfants qui vous accostent à votre arrivée devant le temple pour vous vendre guides, cartes postales, écharpes, boissons fraîches, bibelots… Des enfants qui vous parlent naturellement en anglais ou en français, leur petite voix chante “One.. two… three… four… five… six… seven… eight… nine… ten post cards… for two dollars”, des enfants qui ne vont pas à l’école… Je pense également aux victimes des mines : certains ont formés des orchestres de musique traditionnelle et jouent au bord des chemins qui mènent aux temples pour gagner quelques dollars… Toujours le complexe du riche dans un pays pauvre…

Pour ne pas terminer ce post sur une note tristounette, quelques photos un peu fun : un dinosaure sculpté dans le bas-relief du temple Ta Phrom (oui, un dinosaure : grand mystère !!!), le maillot jaune du Tour de France faisant du tourisme à Angkor Thom, la hotte du père Noël pleine de dollars, les 3 petits cochons en ballade sur une moto….  

 



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Publié à 05:46, le 3/01/2008, Siem Reap
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La face non cachée de Saigon – HCMV, lundi 24 décembre

Laissez-moi vous présenter une ville du 21ième siècle que j’ai découvert il y a quelques jours : Ho Chi Minh Ville, du moins une partie de son district 1, celle qui sert de monde merveilleux de Casimir, celle des palaces, des marques monogrammées, des grands restaurants et… des touristes !!!

WELCOME TO :

 Lol, il s’agit de la décoration de Noël d’un grand magasin Truong Xa Tax qui ressemble à s’y méprendre au rayon parfumerie des GL (Galeries Lafayette pour les non parisiens) !!!  

 

 

 

 

Ici se côtoient LV et la marchande de jus de coco…

 

  

Ici se côtoient LV et la marchande de jus de coco…

  

Sous le regard bienveillant de Bac Ho (Mister Ho Chi Minh itself)...

 

 

Si je ne sors pas de ce périmètre, le Vietnam n’a rien à envier aux pays occidentaux !!! Le temps est plus clément et la cuisine meilleure… Que demande le peuple ??? Voilà, 10% de la population vit avec moins de 220 000 Dong par mois (soit 10 euros).

Puisque nous sommes le 24, un petit aperçu des décorations de Noël qui ont envahi ce même quartier : les Champs n’ont qu’à bien se tenir… Difficile néanmoins de souhaite un joyeux noël car à part les guirlandes sur les palmiers et les Pères Noël en moto qui vont livrer à domicile les cadeaux aux enfants (pour 30 000 Dong = un peu moins de 2 euros) – I’m not kidding : le Père Noël ne circule pas avec ses rennes ici, il apporte les cadeaux en pleine journée et ne passe pas par la cheminée (pour rappel : c’est un pays où il fait froid quand on passe en dessous des +30°) !!!

   

Version by night… Explication : Noël ici ne se fête pas au coin de la cheminée sous le sapin à déguster du saumon et du foie gras… Euh, c’est tout le monde dans la rue à pied ou en moto dans les embouteillages… Petits et grands se déguisent en Père ou Mère Noël, les moins « engagés » prennent juste le bonnet, on achète des guirlandes qui clignotent, on admire et on prend des photos des jolies décorations, on piétine, on avance comme on peut en moto… Super sympa – même si on s’éloigne un peu de l’esprit de Noël traditionnel – quoique les églises sont archi-remplies : il n’y a pas assez de place à l’intérieur et les gens sont à l’extérieur de l’église pour écouter la messe. Les enfants, revêtus des vêtements de circonstance, enchaînent les chants… Les églises non plus n’échappent pas aux guirlandes lumineuses !!! Petit clin d’œil à l’adaptation locale des statues des saints, je n’ai pas encore trouvée de Vierge Marie en ao dai (= la robe traditionnelle viet) mais je sais qu’elle existe… La version locale de la bûche également…

 

 

           

Sinon, petite pensée aux orphelins que j’ai rencontré cet après-midi : ils sont recueillis par un prêtre… Ceux qui le peuvent vont à l’école, ceux que j’ai vus finalement pendant les heures de classe étaient les enfants handicapés… Une équipe des personnels de l’aéroport (où travaille ma cousine) leur a apporté un magnifique gâteau de Noël et plein de friandises, et surtout une présence affectueuse et beaucoup de chaleur. Merci aux personnes locales, comme le prêtre, qui s’engagent auprès des plus démunis pour lesquels, dans un pays pauvre comme le Vietnam,  il n’y a presqu’aucune structure adaptée.

   

 

 

  

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Publié à 11:35, le 25/12/2007, Saïgon
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La globe trotteuse – HCMV, vendredi 21 décembre

Déjà, vous m’excuserez pour la non-homogénéité des polices d’écriture (pourtant j’ai été à bonne école) mais on m’a demandé de grossir la police pour cause d’illisibilité et en faisant la manip, les mots qui voulaient passer en police 10 l’ont fait mais certains ont préféré l’ancien format… Oui, y’a une FRI mais on va dire qu’elle est mineure et qu’elle pourra attendre voire faire l’objet d’une fiche maintenance dans une autre vie (j’arrête là le charabia que seuls les Curaliens peuvent comprendre : j’aurai quand même appris quelque chose de primordial avec mes MOE préférés, ce qui n’est pas urgent peut attendre !!!) 

Sinon, j’ai commencé mon boulot de commerciale (« qui veut un CIST dans son pays ? »)... Lol, comme j’adore le bus (autant que le riz avec des légumes caoutchouteux), je me suis faite un programme sympa :

- Jusqu’au 20/12 : Phnom Penh 

- 21 au 27/12 : Saigon

- 28/12 : Phnom Penh

- 29/12 au 1/1 : Siem Reap + temples d’Angkor avec Mister Z pour un concours de teckto-galères (ma pause vacances)

- 2 au 4/1 : Phnom Penh

- 5 au 7/1 : Ho Chi Minh Ville

- 8 au 20/1 : Cebu aux Philippines (en plein carnaval, si, si, c’est pour le boulot !!!)

- 21 au 25/1 : Phnom Penh

- A partir du 26/1 : Vietnam… 1 semaine de taf puis vacances pendant le Têt avec Lili (ma première visiteuse)Sachant que tous les trajets se feront en bus (j’ai mis 7h pour faire Phnom Penh > Saigon) sauf bien sûr pour les Philippines mais bon, l’avion ce n’’est pas toujours plus simple Cf. épisode 1 du chapitre « Video Gag » D’ailleurs revenons sur ces 7h de bus, pendant lesquelles j’ai pris tellement de photos que je n’avais plus de batterie !!!  

 

La compagnie Mekong Express : le comble du kitsch… Petit rideau jaune canari avec franges aux fenêtres, fleurs en plastique, karaoké… C’est néanmoins la compagnie grand luxe qui offre boisson + sandwich, et qui met à disposition une hôtesse/un steward pour commenter le voyage… Chanceuse, j’ai eu droit à un steward trop beau (perso, c’est mieux qu’une hôtesse) !!! Hihi…

 Le trajet : très difficile !!! Au-delà de la qualité de la route (j’ai vu bien pire au Vietnam il y a 10 ans où il a fallu descendre du bus pour pousser…), le car traverse la campagne cambodgienne… Les maisons en ciment laissant place aux maisons traditionnelles sur pilotis en bois qui finissent par laisser place aux huttes en feuilles de palmiers ou bananiers séchés… Encore une fois, j’ai du mal à supporter le bref aperçu de la vie des gens sur le bord de la route : quel avenir pour cette petite fille qui joue sur le terrain devant la cabane ? Ces parties-là du pays bénéficieront-elles un jour du développement économique ? Encore aussi ce sentiment de culpabilité : pourquoi moi, pourquoi eux ? J’ai du mal à accepter cette situation… De plus, ces populations ne vivent pas de façon isolée : elles doivent bien avoir conscience de la misère qui les entourent et du développement qui les concernent à peine : ah si, la route devant chez eux en train d’être goudronnée > super !!! Les reportages à la télé m’on fait croire que ces personnes étaient heureuses de vivre simplement, du moment que le repas de la journée était assuré. J’ai du mal à me persuader aujourd’hui que des personnes dont l’objectif chaque matin est de trouver du riz et quelque chose pour l’accompagner puissent accepter que leurs compatriotes roulent devant eux en 4x4 Lexus déclenchant un nuage permanent de poussière insupportable… D’où ces gens qui quittent la misère des campagnes pour gagner la misère des villes : risquer sa vie dans les rizières encore minées ou trier les détritus à la décharge… Je me sens nulle : il y a tant de choses à faire…

 

 

 

 

Très dur également le passage du Mékong : tous les mini-bus, cars et voitures s’arrêtent au bord du Mékong pour attendre le ferry qui les fera traverser le Mékong… A peine un véhicule s’est-il arrêter que des dizaines de cambodgiennes se précipitent vers lui pour vendre à ses passagers boissons fraîches, crevettes ou œufs à grignoter, lunettes de soleil, pains, magazines, coquillages… Elles sont tellement nombreuses que la concurrence est rude… Et parmi elles, des enfants dont je ne pourrai oublier le regard… Je ne peux alors m’empêcher de penser aux gamins en France…

 

 

 

 

 

                                              

 

 

Retour au business de Mékong Express qui doit avoir un accord avec un restaurant juste avant la frontière : pause de 15 minutes à 16h où tout le monde commande un plat de riz comme si de rien n’était…  Puis passage de la frontière, tout est un micmac : on descend une première fois côté cambodgien où ils vérifient simplement nos passeports… Puis on redescend côté viet cette fois-ci avec tous nos bagages pour les passer au scan… Enfin, une fois réinstallé dans le bus, on s’arrête une troisième fois pour que les Viets contrôlent que le passeport a bien été tamponné…    

L’arrivée à Saigon est un choc : déjà comme depuis mi-décembre, le port du casque est obligatoire, Saigon est désormais est une fourmilière de casques multicolores (jaune, rose, bleu turquoise… certains sont en forme de coccinelles – Lili, on t’en prendra un quand tu seras à Saigon !!!). Ces casques sont pour la forme car certains très bon marché sont composés d’une partie en plastique qui s’abîme toute seule sans choc et d’une partie de mousse, de celle qui est utilisée pour les télés et franchement ils ne protègent de rien !!! Puis, le car traverse des quartiers que je découvre : enfilade de boutiques de fringues « japanese style »… Après avoir vu des Cambodgiennes plutôt prudes et classiques dans leur style vestimentaires pendant 3 semaines, quel choc de voir les Viets : débardeur et mini-jupe en jeans !!! D’un autre côté, après 3 semaines à m’habiller n’imp, la fashion victim que je suis ne va pas pouvoir résister à l’appel de la fashion attitude : non, je ne vais pas troquer mon jean + polo contre la robe trop mimi (quoique…) mais contre la jupe avec top sympa : le shopping est sur ma to-do list de ce week-end !!! Non, je n’ai pas encore fait assez de traversée des campagnes en bus pour ôter toute ma superficialité - que j’assume (pas facile de passer outre plus 25 ans de vie parisienne) !!!    

Le bonheur aussi de retrouver de la nourriture végétarienne trop bonne !!! Je n’aurai jamais été aussi contente de manger du tofu – dont je ne suis pas fan d’habitude… Mais 3 semaines de riz + légumes verts / riz fri ont fini par avoir raison de moi : vive la cuisine viet (oui, un peu de chauvinisme…)   Le lendemain, première journée de boulot sur un nouveau mode : tranquilou chez moi, j’envoie mes mails (toujours les mêmes) et vais à mon premier rendez-vous. Je suis reçue chez une prof de l’université Lotus qui est également vice-présidente du Syntec de Saigon… Superbe maison à l’architecture moderne et équipée de meubles très design… Je suis dans un catalogue Ikéa (la dernière fois c’était chez Lili à Oslo : lol !!!)… L’entretien se passe bien mais je vais vous éviter les rapports de mes interviews !    

 

Mon chauffeur de moto (et oui… mais je ne fais pas encore aussi bien que Manoush) vient me chercher

 

 

Après cette dure journée (si, si…), je m’accorde 1h30 de shampoing / masse du cuir chevelu / massage des mains et des pieds / manucure… Toujours pour le prix record de 2 euros !!! Nan, ce n’est pas une vie…  Petite pensée à vous tous qui préparait Noël avec THE photo prise sur les quais de Phnom Penh :  

 

   

 

 

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Publié à 06:46, le 22/12/2007, Saïgon
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